Le Couple ne rend pas Heureux. Part I

7 rue Pierre Haret, Paris 9. Psychothérapie de Couple. Être Heureux en Couple.
Cabinet de Psychothérapie Paris 9, Paris 8, Paris 17, Paris 18

Dans un précédent article je posait une première règle de Vie en Couple, « prendre 100% de responsabilité pour ses propres actes, comportements et vécus émotionnels« . Et ceci quelque soit la causalité que l’on attribue à l’autre. Pas toujours facile mais extrêmement enrichissant quand on entre sur ce chemin de prendre ses responsabilités plutôt que de rejeter la faute sur l’autre. Et comme tout ce que j’écris, je ne prétends par avoir « réaliser » définitivement et totalement ce chemin moi même. Mais simplement être dessus, en recherche moi aussi, avec mes propres obstacles personnels, sachant de toutes mes tripes que c’est le chemin à suivre. Car j’observe tous les jours, et dans ma vie et dans mon travail, les bénéfices réels de cette prise de conscience.

 Pour être plus apaisé dans son couple explorons une autre règle importante, c’est d' »arrêter de croire que c’est votre couple ou l’autre membre de votre couple qui peut ou doit vous rendre heureux!!! ». 

On aura aussi dans un autre temps à circonscrire ce qu’ « être heureux » veut dire, je ne développerait pas maintenant. Mais il est clair pour moi que cela à véritablement à voir avec être de plus en plus ici et maintenant conscient, dans l’instant présent en relation avec Soi même, les autres, le monde et l’Univers. Ici le couple est un formidable (difficile, mais formidable) moyen d’exploration de ce chemin, mais ce n’est pas le seul et toutes les formes d’exploration relationnelle, au monde ou aux autres êtres vivants, est un chemin de réalisation de Soi.

Alors, vous qui souhaitez « alléger » votre relation de couple, commencez donc par cela: « Personne d’autre que vous-même (Soi-m’aime) ne peut vous rendre heureux »! On peut se faire plaisir bien sûr, s’entraider, et s’appuyer sur l’autre momentanément quant c’est nécessaire, améliorer le quotidien par de petites ou de grandes attentions, et cela peut participer à votre bien-être car cela ne gâche rien de se faire plaisir mutuellement. Mais attention ne confondez pas, dés que vous pensez que c’est l’autre qui vous rend heureux vous entrez inconsciemment dans une équation qui implique automatiquement que l’autre à alors aussi, le pouvoir de vous rendre malheureux. Ce qui, sans le savoir, dés le début, prépare votre malheur futur, en déposant au pied d’un autre être vivant ce qui pourtant est une capacité qui n’appartient en propre qu’à vous même. Car la capacité d’être heureux, et dans l’amour, pour soi-même et par soi même, appartient à chacun. Et je ne parle pas ici d’Ego-centrisme, bien au contraire, mais d’une véritable capacité de joie et d’amour inconditionnelle avec laquelle nous naissons et que nous pouvons apprendre à reconnecter. Une capacité qui est clairement liée à « la relation », (je ne le répéterai jamais assez, à vous comme à moi même, les auto-piqures de rappel sont quelque fois nécessaires…).

Une capacité, que tous ceux qui ont élevé des enfants ont observé chez leur progéniture, l’art d’être « heureux » est naturelle chez un enfant et peut se produire dans la qualité de la relation avec tout être et toutes choses (fleurs, animaux, insectes, humains et situations diverses et variées de la vie quotidienne etc…). Et ceci, sans obligation aucune de fixation sur une relation unique sensée être la seule à pouvoir apporter cela. Pour un enfant, tout le fait, tout est ouvert à la relation. Ceci est simple, accessible et évident pour n’importe quel bébé ou enfant en bas âge et se voile progressivement avec les années pour que petit à petit ne demeure de cette capacité qu’un aspect et une vision limité, restreinte, supposée être unique et liée à une seule personne, papa, maman, mon fils, ma fille, mon mec, ma nana. Bref une possessivité qui défi contre toute rationalité l’universalité de ce qui nous habite tous.

Bonheur et joie de vivre appartienne universellement à tous le monde et seul le retour, même progressif vers cette conscience des choses peut vous sortir de l’impasse relationnelle et névrotique dans lequel cette croyance possessive nous place. Beaucoup d’entre vous perçoivent déjà ce que j’entends par impasses lorsque l’on est habité par les croyances suivantes. Que se soit: « seuls mes parents peuvent me donner la reconnaissance et l’amour dont j’ai besoin », ou encore son corollaire réactivé dans la relation amoureuse « seul lui ou elle, peut me rendre heureux et donc aussi me donner la reconnaissance dont j’ai besoin ». Tu me rendait heureux, tu ne le fais plus, pourquoi fais tu cela?, pourquoi tu changes? tu me rends malheureux!!!… Ces croyances s’associent automatiquement avec tout le cortège de déceptions et reproches inévitables qui finiront par s’accumuler de par et d’autre. Car cette représentation inconsciente de l’amour nous installe obligatoirement dés le départ dans un jeu de dupe et un cercle vicieux qui ne cessera que lorsque cette fausse représentation cessera elle même, ou tout du moins commencera à s’estomper.

Lorsque la rencontre est encore « fraiche » et que l’on est sur son petit nuage, ce n’est pas l’autre spécifiquement qui vous rend heureux, bien que nous ayons tous immédiatement tendance à l’associé à une personne précise. Il s’agit, comme pour la naissance d’un enfant, d’une sensation universellement vécu par tous les êtres humains de la planète. Il est donc complètement subjectif et irrationnel de croire que le bonheur est quelque chose que cet autre précis nous donnerait. Il est bien plus enrichissant de plutôt considérer que cet relation avec cet autre précis dévoile un accès au bonheur et à l’Amour qui n’a jamais cesser d’être là, et qui nous rappel en passant que cet accès passe par la relation avec l’autre.

Alors, pourquoi avons nous « oublié »?

L’amour inconditionnel est présent initialement, c’est un lien qui uni tous les êtres humains, tout être et toutes choses en fait dans l’Univers. Tous les bébé du monde aiment inconditionnellement, et cet amour ensuite s’attache à des personnes précises de leur environnement quotidien. La relation à la mère est par exemple, le lieux où ce contact avec l’Amour inconditionnel est potentiellement le plus puissamment dévoilé. Et la encore, comme pour la rencontre amoureuse, il y a dans la rencontre avec le nouveau né un dévoilement de la capacité d’amour et de joie qui se révèle à nos coeurs d’adultes ébahis, qui est universel, mais que l’on va associé exclusivement à la personne, l’enfant ou le parent dont la rencontre coïncide au dévoilement de cette capacité.

Pour le bébé, cette capacité inné à l’amour va se voiler progressivement au contact d’un mental humain dont les représentations envoient de nombreux messages contradictoires. Messages qui très vite voilent cette capacité universelle inconditionnelle par des injonctions d’amour conditionnel. Un certain nombre de « transactions » viennent remplacer l’inconditionnel par certaines obligations, devoirs, rôles, à commencer par celui du bon ou du mauvais fils ou fille. Certains comportements ou émotions nous rendent aimables ou pas aux yeux de nos parents et de la société, selon des considérations culturelles, morales ou religieuses qui sont on ne peut plus conditionnelles. Souvent même des conditions d’un passé qui n’est même plus d’actualité. On commence très tôt à apprendre que l’on est accepté qu’à certaines conditions, qu’il va falloir « gagner sa vie » alors qu’elle nous était donnée à la naissance. Et dés que l’on attache cette capacité d’amour et de bonheur à une personne précise qui nous la « donne », comme nos parents qui nous auraient soit-disant « donner la vie », alors commence le long cercle vicieux de la dépendance affective. Si mes parents me l’ont donné, et donc l’amour aussi, ils peuvent me l’enlever, et par ombre portée, amour, respect, considération pourront plus tard être donné ou repris par mon prof, mon boss, ma société, ma femme, mon mari etc…

Dans la rencontre amoureuse tout ce mic-mac du dé-voilement et re-voilement de l’Amour se rejoue en quelques mois. La rencontre amoureuse fonctionne alors comme une re-naissance, comme si l’on se souvenait de nouveau. Mais en étant persuadé, car on en a perdu la mémoire, que c’est quelque chose de nouveau qui arriverait encore pour la première fois. Cette porte ré-ouverte sur l’amour inconditionnel va rapidement se référmer aussitôt que la représentation « tu me rends heureux » va pointer son nez. « Tu me rends heureux », soutient implicitement que cette capacité au bonheur, ce contact naturel avec l’amour ne m’appartient pas en propre. Et donc que, de ce que tu vas faire ensuite, va dépendre le crédit d’amour que je me porte à moi même. Vous avez compris, ici l’adulte que nous sommes vient juste de rejouer en raccourci tout ce qui s’était inscrit dans sa vie d’enfant de ce voilement de l’Amour inconditionnel initial, en amour dépendant, conditionnel et conditionné.

Alors quoi faire désormais si on l’a pris conscience de tout cela? Soyez patient, la suite au prochain chapitre…

P.A.M

à suivre… Chapitre Deux, « Le Couple ne rend pas heureux, mais… » ou « Comment mieux vivre la synergie du couple? »

Et si dans le Couple, chacun était responsable de lui même à 100%?

Psychothérapie de couple, thérapie de Couple. Pascal Acklin mehri, 7 rue Pierre Haret, Paris 9
Cabinet de Psychothérapie Paris 9, Paris 8, Paris 17, Paris 18

Le Couple

Une des première chose que je dis aux couples que je rencontre, c’est que chacun des individus du couple est à 100% responsable de ce qu’il vit, c’est à dire de la manière dont il vit une situation, comment il se la représente et comment il suppose ou projette la manière dont le partenaire perçoit et vit la situation.

Il ne s’agit absolument pas ici de discours sur la faute, chacun est responsable de ses actes. Mais même en cas d’adultère, si celui ou celle qui à été voir ailleurs est totalement responsable pour ses actes, il n’empêche que la manière individuelle de vivre la situation est complétement personnelle. Dans le cas d’une relation hors couple, on pourrait être surpris de l’infinité de manières de vivre, traverser et transformer la situation selon le couple qui la vit. Il en est de même pour toutes les situations d’impasse du couple, quelques soient les formes que cela prend.

En fait, la première et principale impasse pour le couple réside justement, quelque soit la situation, dans cette tentative plus ou moins consciente de répartir les points et un supposé pourcentage de faute. Dés que l’on est dans cette configuration de pensée, le sempiternel renvoi de reproches et de sentiments d’injustice est le nerf de tous ces scénarios biens rodés qui mènent systématiquement à des impasses plus ou moins violentes de la communication.

De ce point de vue, même si notre ego risque de refuser au moins au début cette idée, « 100% de responsabilité (Responsabilité et non pas Faute…) sur ce que chacun vit, replace l’équation de la communication sur une base beaucoup plus prolifique et bien plus saine.

Pour résumer, le scénario inconscient de l’individu qui a mal, qui souffre plus ou moins ouvertement, peut facilement tourner à « oeil pour oeil, dents pour dents ». Dans le couple cette attitude va alors être relayée en miroir ou les deux deviennent prisonniers de leurs propre reflet, leur propre blessures intérieures, leur propre peurs. Le travail avec un tiers, avec cette idée maîtresse développée plus haut, permet de commencer à se confronter à ce qui se passe vraiment pour l’autre. Et, au delà des suppositions et projections qui nourrissent nos sentiments de non amour, au delà de tous ces sentiments d’incompréhension et d’injustice, cette prise de conscience d’une responsabilité pour soi même, nous permet de toucher à la vraie nature des sentiments d’affection réels qui se cachent le plus souvent derrière tous les systèmes de défense et d’agression.

 P.A.M