A quoi sert le Burn-Out?

Cabinet de Psychothérapie. 7 rue Pierre Haret, Paris 9. Psychothérapie du Burn-Out, Comment sortir d'une impasse existentielle majeure...
Cabinet de Psychothérapie. Au carrefour de Paris 8, Paris 9, Paris 17 et Paris 18.

Quelle que soit sa forme, associé ou non avec une dépression, le burn-out est toujours le signe d’une rupture majeure dans la continuité de votre existence. Le burn-out veut dire littéralement, lorsqu’il vous arrive, que vous avez « brûlé » toutes vos réserves d’énergie vitale. Personnellement, je pense qu’il s’agit en fait d’un véritable système de sécurité de l’organisme, sorte d’avant-dernière tentative, avant la mort définitive, pour vous ramener à la raison. Que la mort en question soit existentielle (une vie de Zombie qui n’a plus le temps ni l’énergie pour l’essentiel, même si par ailleurs vous accumulez les succès professionnels…) ou réelle (mort du véhicule corporel), « ramener à la raison veut dire pour moi « vous obliger à prendre conscience du caractère catastrophique de votre situation existentielle (même en cas de confort financier) et vous obliger à vous recentrer sur des besoins plus essentiels à l’Etre que vous êtes ».

Ainsi, le burn-out, c’est tout votre corps qui vous informe d’un seul bloc, en vous coupant le « jus », qu’il n’a plus l’intention de vous laisser courir à votre perte dans cette course infernale dans laquelle votre mental dictatorial vous aiguille depuis déjà trop longtemps. Cette Energie de Vie est précieuse et il est temps de la rapatrier, en vous obligeant à la pause forcée, pour la réorganiser vers des directions de vie plus profondément signifiantes. Plus signifiantes que ce dans quoi vous placiez désespérément toute cette énergie, jusque-là. Ici, quel que soit le niveau de violence avec lequel vous vivrez ce passage de votre vie, il vous faut savoir que cet événement est le symptôme d’une transition obligée d’une manière de vivre qui va devoir s’arrêter et changer pour laisser la place à une manière plus accordée de vivre votre existence. Plus « a-corps-dée », c’est-à-dire vers une manière d’être plus en accord avec des principes et des nécessités profondes de votre Etre véritable, que vous avez manifestement négligé en vous depuis déjà trop longtemps.

La violence de la « claque » que vous venez de prendre est en général à la hauteur de l’aveuglement dans lequel vous viviez. Ce qui ne veut pas dire que tout dans votre vie doit être remis en question, ne jetez pas le bébé avec l’eau du bain, le changement peut et souvent doit être aussi progressif que la « baffe » a été radicale. Un arrêt brutal nécessite souvent une longue prise de recul pour digérer ce qui est en train de se passer. Si le message de pause n’a pas pu être entendu autrement que par une injonction et un arrêt violent du corps, indépendant de votre volonté, cela implique qu’il va vous falloir d’abord « ouvrir les yeux » et réévaluer cet arrêt brutal comme autre chose qu’une malédiction qui s’abat sur vous. Cette prise de conscience en soi seule est déjà, pour beaucoup, une étape difficile à passer, en plus des conséquences médicales éventuelles qu’il va falloir aussi traverser. Ici, souffrance, déni, frustration,  colère, apathie, et victimisation, pourraient bien être tout d’abord vos compagnons de lit. Et c’est seulement quand vous aurez commencé à lâcher un peu prise sur ce « grand malheur » qui vous arrive que vous pourrez passer enfin à l’étape suivante, à savoir « comment je fais maintenant pour faire face à l’incertitude de cette part d’inconnu qui me fait désormais face. A savoir, la suite de ma nouvelle existence… »

Entendez bien aussi que ce mur du burn-out, quelque fois pris à pleine vitesse, n’est absolument pas non plus une punition liée à je ne sais quelle faute que vous auriez commise. De même que ne pas avoir écouté les messages moins forts que votre corps vous avait déjà immanquablement  envoyé avant ce dernier grand clash n’est pas lié à une faute ou un déficit de votre part. Si vous n’avez pas pu entendre plus tôt et prendre en compte les différents « warnings » avant le crash, c’est que d’autres impératifs inconscients et pas forcément rationnels étaient alors encore trop puissants en vous pour que vous puissiez intégrer plus sereinement l’information. Qu’à cela ne tienne, maintenant que vous êtes « immobilisé » dans l’incapacité de retourner à vos excessives occupations habituelles, le travail d’écoute et de prise de conscience va enfin pouvoir se faire. Mieux vaut tard que jamais et rien ne sert de vous martyriser pour ne pas l’avoir fait plus calmement plus tôt. Si cela ne s’est pas fait, c’est que cela n’était tout simplement pas psychiquement possible avant. Mais ça l’est maintenant…

(à suivre…)

P.A.M

Le Dégoût! Comment faire avec? Chapitre III ( y compris le dégoût de Soi…)

 

Psychothérapie du Dégoût, Psychothérapie de la Culpabilité, Psychothérapie de la Dépression, Psychothérapie de l'Angoisse.
Pascal Acklin Mehri, Psychologue Psychothérapie Paris

 Le dégoût, comment faire pour l’apprivoiser?(Chap III)

Maintenant que vous avez lu les deux premiers chapitres (le Dégoût, à quoi ça sert?), vous êtes plus au clair avec l’intérêt qu’il peut y avoir à prêter un peu plus attention à vos ressentis de dégoût lorsqu’ils émergent à l’intérieur de vous. Parce qu’il s’agit d’un phénomène universel qui vient vous informer en profondeur sur un processus naturel capital qui va vous guider vers une plus grande connaissance, une plus grande conscience de vous-même et de vos besoins authentiques. Reste à savoir maintenant comment faire pour y prêter attention, et pour apprivoiser la sensation corporelle du dégoût, alors même qu’elle est en général, au début, plutôt désagréable, très désagréable voire  franchement insupportable…

1) Prêtez attention en toute sécurité en écoutant ce dont vous avez besoin comme conditions pour l’apprivoiser et le traverser dans les meilleures conditions possibles…

J’ai dores et déjà développé certains aspects de la méthodologie à suivre au Chapitre III de la question de l’Angoisse et Chapitre III de la question de la Culpabilité. Et de la même manière pour le dégoût, l’accueil se fait dans le corps une fois que l’on s’est placé(e) dans une situation suffisante de confort et de sécurité, avec dans le meilleurs des cas un accompagnant, sinon sans. Il suffit alors de se laisser traverser en portant la meilleure attention possible à chaque bribe de sensation, et le voyage commence. Et que se soit désagréable ou agréable, chaque événement sensoriel même le plus en apparence contradictoire, fait partie du voyage. Respecter vos rythmes personnels, si c’est trop insupportable, prenez un temps, une pause, acceptez que les décrochages, quelles que soient leurs formes (y compris toutes les interventions du mental qui cherche en général à vous divertir du pur ressenti en les interprétant ou en les jugeant constamment…). Tout ce qui vous arrive est OK, même de ne pas y arriver, faites pause et retournez-y plus tard dans ce cas. Apprivoiser veut dire « se rapprocher par aller-retour, par réduction progressive de la distance avec vos émotions les plus intenses ». De toute façon la répétition est une clé que vous pouvez soit décider volontairement, mais dans les meilleures conditions possibles, soit être condamné à subir avec toutes les répétitions intempestives de ces états désagréables, et ceci souvent dans les situations les moins propices, telles que vous aviez l’habitude de les vivre jusqu’à présent.  

Progressivement par l’augmentation de la durée de l’état d’attention consciente portée aux sensations corporelles (sans interprétations), cela peut suffire, quelque fois presque « magiquement », à en traverser les effets, comme on traverse une tempête. Ceci pour aller vers quelque chose de beaucoup plus calme par la suite, un lieu intérieur de plus grande sécurité avec la part de soulagement qui va avec. Comme je l’ai déjà dit, il pourra aussi être nécessaire de faire plusieurs traversées pour que les bénéfices s’installent plus durablement, mais vous verrez qu’à chaque fois vous devenez comme un jeune marin, toujours plus habile à la manoeuvre. Il est d’ailleurs intéressant de constater qu’accueillir ses émotions et les traverser ou se laisser traverser par elles est un processus qui renforce considérablement la confiance et l’estime de soi.

2) Prenez le temps de décrire le plus précisément possible ce que vous êtes en train de vivre dans votre corps et vos émotions, mettez une forme à vos sensations…

Dans ce processus d’écoute de Soi, il va être très intéressant, en même temps, de décrire ce qui se passe, pendant la durée d’entrée en contact attentif avec vos sensations corporelles, que ce soit par l’écrit ou par la parole, ou tout mode d’expression (dessin, musique…). Cela vous aidera à maintenir votre attention et à mettre des mots ou des formes sur ce que d’habitude vous subissiez sans jamais, jusque-là, avoir vraiment pris le temps de l’explorer. Chaque description, chaque métaphore ou mise en forme vous aide à reprendre un peu de maîtrise de ce qui se passe. Un peu comme si, au début pour commencer, vous mettiez enfin un drap qui lui donne forme, à cet invisible fantôme qui vous terrorisait. Désormais, il se peut qu’il vous fasse pour l’instant toujours peur, mais vous commencez à le localiser  et le « voir » plus clairement, et cela change quelque chose…

Pour la partie description verbale, comme je le pratique en thérapie, il s’agit en gros de trouver des images verbales (métaphores) qui permettent de mieux décrire donc d’apprivoiser le phénomène et de le partager avec quelqu’un. Par exemple, dans le cas du dégoût, si je ressens de la nausée, je ne m’arrête pas là, et cela peut devenir: « C’est comme si quelque chose restait bloqué dans ma poitrine ou dans ma gorge, quelque chose qui voudrait sortir et qui pousse dans toutes les directions de ma gorge ». Plus on y passe de temps et plus cela peut devenir plus clair, plus précis, laissez vous conduire par les mots qui vous viennent, par exemple: « C’est comme s’il s’agissait d’un gaz opaque dense et lourd, qui me pèse, c’est très désagréable, pas douloureux mais très gênant… »; et puis un peu plus loin, l’attention suivant l’évolution des sensations, la description devient encore plus claire: « Cela devient plus chaud, ça pousse avec un gout âcre et acide, je sens que cela me donne envie de vomir.. »; et puis encore un peu plus loin « Je ressens de la colère, et de l’impuissance, comme un blocage, une membrane, dans ma gorge, qui empêche que cela sorte… ». Notez qu’à chaque instant il peut y avoir des « va et vient » comme des formes de rapprochement ou d’éloignement avec les sensations ou émotions, ce n’est pas grave, c’est normal, votre organisme, votre psyché apprivoise par allers-retours… 

3) Où l’on peut passer des mots aux images, et des images à l’imaginaire inconscient…

Expérimentez par vous même, laissez vous un peu surprendre et voyez où cela vous mène. Et quand vous en êtes là de votre processus d’écoute, pour passer de la métaphore verbale aux images, il n’y a qu’un pas… C’est pourquoi maintenant nous allons développer ici un aspect complémentaire de tout ce processus d’écoute,  qui concerne le travail sur les représentations imaginaires en liens avec les sensations corporelles. Ces représentations imaginaires sont des productions de l’inconscient qui vous aident, si vous acceptez de vous laisser surprendre et guider par elle, à organiser et métaboliser, vers des possibilités de solutions, tous les processus corporels énergétiques et émotionnels par lesquels vous allez accepter de vous laisser traverser. Ce ne sera pas forcément le cas pour tout le monde, mais les images mentales qui vous viennent dans de tels moments peuvent devenir un formidable atout si vous ne forcez rien et que vous les laissez vivre et évoluer d’elles-mêmes. Par exemple, souvent quand la personne en face de moi est déjà dans le processus, je lui demande de laisser venir dans son imaginaire les images qui pourraient le mieux correspondre a ce dont elle à besoin au vu de ce qu’elle vient de me décrire de ce qui se passe dans son corps.

Si nous reprenons l’exemple lié au dégoût de tout à l’heure, au moment où le besoin de vomir se fait plus fort, cela pourrait donner par exemple :  » Je me vois en train de vomir toutes mes tripes, sur la table de repas familial, sur le pied de mon boss ou sur mon lieu de travail… ». Ici aucune image même la plus irrationnelle n’est malvenue du point de vue des bienfaits thérapeutiques et du soulagement qu’elle apporte, ainsi : » e me vois me transformer en une espèce de dragon et je crache du feu ou de la lave tout autour de moi ou sur une personne précise… ». Pour ceux qui ne l’ont pas encore vécu, vous n’imaginez pas comme cela peut faire du bien de se relâcher ainsi ouvertement dans son imaginaire. Bien sûr il se peut, du fait de culpabilités résiduelles plus ou moins importantes, qu’accepter de se voir emporter dans de telles scènes imaginaires, pourtant salvatrices, soit difficile au début. Il n’y a, là encore, rien à forcer, rien à plaquer, on laisse faire et cela vient ou cela ne vient pas. C’est de toutes les façons parfait, votre inconscient se fait toujours le reflet de là ou vous en êtes et il ne vous emmènera pas au-delà de ce que vous êtes en mesure d’assumer. Et s’il vous faut plus de temps et d’autres allers/retours, alors ainsi-soit-il. Par exemple, vos images intérieures, en accord avec vos émotions et ressentis, face à la même situation d’envie de vomir, peuvent devenir : » je me vois avec une sorte de bâillon en caoutchouc (ou tout autre matière…) qui me barre la bouche et une moitié du visage et rien n’arrive à sortir, je sens que j’ai du mal à respirer, j’ai l’impression d’étouffer… » alors OK, cette image a au moins le mérite de faire le Polaroïd de l’état des lieux, une mise en forme très claire de la problématique qui vous permettra enfin de trouver une solution un peu plus tard dans la séance, ou lors d’une autre tentative. Ce qui deviendra alors par exemple, à un autre moment : « Il y a des ciseaux qui apparaissent et qui coupent le bâillon, un énorme cri sort de ma poitrine et je vois comme un grand courant d’air qui balaye la scène sans blesser personne, cela me fait du bien, je me sens comme rassuré, beaucoup plus calme.. » etc.. il n’y a pas de limites à ce type de voyage, vous irez toujours là ou vous aviez profondément besoin d’aller, même si vous n’en aviez pas clairement conscience.

4) Essayez par vous même, il n’y a que le premier pas qui coûte…

Maintenant, vous avez les bases, le reste nécessite d’expérimenter par soi-même, à partir d’un dégoût, bien sûr, mais aussi pour n’importe quelle sensation ou émotion de départ. Je pourrais vous décrire à l’infini le type d’images et de descriptions qui viennent aux personnes et qui ne cessent de m’émerveiller tant le pouvoir créateur de chacun est ici à l’oeuvre dans sa très grande puissance de métabolisme, de guérison et de réconciliation avec « Soi m’aime ». Je développerai ailleurs la question des états de conscience modifiée qui peuvent accompagner de manière très naturelle ce type de travail. Ces états que l’on va résumer pour l’instant sous le terme de « transe », ne sont pas à craindre et, au contraire, sont capital pour l’évolution des personnes. Ce sont des états, que je préférerai personnellement appeler « états de conscience augmentée » et qui sont une porte extraordinaire sur des mondes inconscients qui n’attendent que notre exploration et notre ouverture d’esprit pour nous aider à mieux évoluer dans nos vies…

NB : J’ai parlé d’inconscient, mais comme je suis ouvert spirituellement à beaucoup de systèmes de représentation, vous pouvez, dans le type de travail que je propose, transposer tous les types de croyances personnelles qui sont les vôtres. Car peut-être bien que lorsque je dis que votre « inconscient » vous souffle les solutions (si vous acceptez de lui prêter attention), rien ne dit que ce qui souffle n’est pas ce que l’on appelle un Esprit, un Guide, une Entité, un Ange ou finalement tout simplement le « Principe Divin » qui est à l’oeuvre en chacun de nous. (à méditer…)

NB : dernière chose, et je vous laisse y réfléchir aussi… Dans mon expérience, il s’avère que la nausée, en langage « inconscient », est souvent l’alter ego de l’injonction intérieure « n’osez »…

P.A.M

à relire… A quoi sert le dégoût? Chap I

A quoi sert le Dégoût? Chapitre II.

Psychothérapie du Dégoût, Psychothérapie de la Culpabilité, Psychothérapie de la Dépression, Psychothérapie de l'Angoisse.
Pascal Acklin Mehri, Psychologue Psychothérapie Paris

A quoi sert le Dégoût ? Chapitre II.

Dégoût et Loi Universelle!

Le Dégoût, en règle générale, est associé dans sa représentation psychologique, au rejet et à la distanciation. Son corollaire « positif » est l’Attraction qui mène souvent vers une représentation psychologique du désir et de l’appropriation. Ainsi, le couple dégoût/attraction est facilement associé avec le couple rejet/désir. Ce qui en langage mental peut vite être traduit par « je suis aimé » ou « je ne suis pas aimé ».

Notez que l’attraction que l’on ressent ou suscite peut être quelque fois aussi difficile à recevoir que le dégoût que l’on vit ou dont on fait l’objet. Et ceci est dû justement au fait qu’on les associe implicitement au couple rejet/désir, ce qui ramène en fin de compte toujours et encore à la question de base « être ou ne pas être aimé ». Remarquez au passage que quel que soit le mot, aimé, désiré, rejeté, leur association avec la question « être ou ne pas être » leur donne une résonance existentielle particulièrement dramatique selon le degré d’adhérence à cette association. Si je pense que ressentir du dégoût au contact de quelqu’un implique de le rejeter et donc de nier son existence, cela devient un traitement violent que je ne veux ni subir ni faire subir. Et me voilà coincé(e) avec une émotion puissante que je ne peux que refouler ou exprimer violemment. Ce type d’impasse est particulièrement « énergivore » et « dépressogène ».

Alors arrêtons-nous un instant et parlons de répulsion au lieu de dégoût. Ce sont deux mots qui s’associent parfaitement, car la répulsion exprime encore beaucoup plus complètement, dans sa dimension corporelle, ce que le dégoût provoque en nous intuitivement, dans nos tripes, du besoin de repousser ou de s’éloigner de quelque chose ou de quelqu’un. Nous voilà avec une autre version de notre couple Désir/Rejet qui serait alors Attraction/Répulsion. Or il se trouve que le phénomène d’Attraction/Répulsion est à la base autant de notre Système Solaire que de l’organisation et de l’équilibre atomique. Que ce soit sur le plan macro-cosmique des planètes ou micro-cosmique des molécules et atomes, tout trouve sa cohérence sur de savantes interactions d’attraction et de répulsion. L’être humain constitué d’atomes et existant sur une planète au milieu d’un Univers, est inévitablement aussi le jouet de ces interactions internes et externes. On parle de l’Attraction Universelle qui est un phénomène qui n’existe obligatoirement que couplé à un phénomène tout aussi universel de Répulsion. Comme le mental humain est branché sur une vision artificielle du positif et du négatif, on ne parle jamais du phénomène de Répulsion Universel. Pourtant l’un ne va pas sans l’autre ; pensez un instant que s’il n’existait que de l’attraction, tout serait très vite agglutiné en une masse de plus en plus informe et compacte, une fusion, incompatible avec la vie.

Selon moi, Désir et Dégoût sont les pendants des lois universelles de l’Attraction et de la Répulsion. Dans leur version psychologique, malheureusement elles prennent, chez l’humain, par le filtre du mental, une teinte positive ou négative. Mais a-t-on jamais vu la Terre se plaindre de la distance que la Lune a prise ce soir-là, et que se passerait il si les deux n’était qu’attirées l’une par l’autre? Ou encore si une molécule pouvait se sentir mal car d’autres molécules n’ont pas voulu interagir avec elle ?!? Dans la nature, le couple Attraction/Répulsion est un phénomène parfaitement adapté au fonctionnement de l’Univers. Nous faisons partie de cet Univers, comment pourrions-nous considérer ce phénomène autrement que parfait pour nous aussi ?

Et si, comme toutes les émotions qui nous traversent, le sentiment d’attraction ou de répulsion était l’expression de phénomènes d’une portée bien plus puissante et importante qui dépasse de loin la pauvre interprétation psychologique responsable de nos principales difficultés, à les vivre plus librement et plus simplement ?! Comme je l’avais déjà souligné dans l’article précédent, si l’on enlève la représentation moralisante « négatif ou positif » alors on se retrouve uniquement avec un phénomène universel à écouter ABSOLUMENT. Car écouter et prêter attention résout instantanément cette putain d’équation « être ou ne pas être ». Il n’y a plus de question dés que je suis présent à moi-même, car dès que je ressens, je suis ! Et si je suis dans l’instant présent de ce que mon corps, et l’univers au travers lui, m’informe, je suis alors au contact de la seule information qui me soit capitale (infiniment plus importante que le 20 heures…) pour suivre ou reprendre la seule direction nécessaire de mon existence. Si je suis mal (mal-être), ce n’est donc pas parce que je ressens du dégoût ou de l’attraction, mais parce que je ne sais pas (ou plus) accueillir sans juger l’inconfort premier d’une énergie puissante qui me traverse, pour la laisser me guider dans la direction d’une réalisation plus profonde de moi-même.

Changer de cadre de représentation est souvent en psychothérapie la base nécessaire pour débuter un changement dans sa vie. Et si, pour débuter ce changement, vous acceptiez de regarder vos émotions, et même le dégoût, dans un cadre et un point de vue radicalement différent de celui qui mène à « lutter contre » ? J’espère avoir contribué à ma manière à vous aider à aller dans ce sens. Alors quand vous ressentirez du dégoût, la prochaine fois, rappelez -vous que, comme dans l’espace intersidéral ou dans l’infiniment petit, si je m’éloigne de quelque chose, c’est obligatoirement que je me rapproche d’autre chose, même si je ne sais pas encore ce que c’est. Et chez les humains cela veut dire s’éloigner du connu auquel on se croyait attaché pour se rapprocher de l’inconnu auquel on aspire même secrètement…

A bientôt,

P.A.M

à relire… « A quoi sert le Dégoût », Chapitre Premier.

Angoisse, à quoi tu sers? Chap III

Accompagner sa peur, gérer son Angoisse. Cabinet de Psychothérapie. 7 rue Pierre Haret, Paris 9. Psychothérapie de l'angoisse, gestion du stress
Cabinet de Psychothérapie. Au carrefour de Paris 8, Paris 9, Paris 17 et Paris 18.

Chapitre troisième, ou « Comment faire Avec votre Angoisse?« 

A un certain moment il faut considérer l’angoisse comme une alliée, qui détient une somme d’informations qu’elle cherche a nous délivrer, moins on veut l’écouter, plus on veut la fuir, et plus elle va se faire entendre, car les messages en question sont capitaux pour la conduite de notre existence. (Bien sur s’écouter est, pour beaucoup d’entre nous, quelque chose qui doit patiemment se réapprendre…). Du coup ce qui pourrait passer en douceur, si notre écoute de nous même, notre bienveillance pour nous même était au niveau adéquat, va devenir une sirène qui nous crie douloureusement dans le corps qu’il est temps de ne plus faire la sourde oreille….

Ecouter son angoisse c’est tout le contraire de la subir en espérant qu’elle se taise le plus vite possible. Mais pour écouter son angoisse deux conditions de base sont nécessaires…

  1. Un minimum de prise de conscience qu’il y a bien quelque chose à entendre derrière le bruit apparent. Ce qui implique la volonté d’aller explorer dans une attitude très différente beaucoup plus proche de la curiosité que de la peur, la fuite, la tétanie ou la lutte.
  2. un espace de sécurité suffisant (condition sine qua non!) pour pratiquer cette exploration dans les meilleurs des conditions possibles. Il faut pour cela un temps et un lieux où vous ne serez ni en danger, ni dérangé, ni jugé, ni en obligation d’action quelqu’elle soit. Si vous pouvez en plus partager en vous sentant sereinement accompagner vous avez alors la clef maitresse de ce qu’est une psychothérapie.

Le travail se fait alors comme une exploration spéléologique dans le partage, la parole et la descente de plus en plus profonde dans les sensations du corps, qu’elles que soient ces sensations même les plus désagréables. L’on revit en général de l’intérieur, assez facilement son angoisse rien qu’en évoquant à son esprit la ou les situations anxiogènes. La différence avec ce que l’on subit habituellement c’est qu’on le fait ici volontairement, loin de toute réalité factuelle anxiogène et sans qu’il n’y ait aucunes conséquences particulières autres que la possibilité d’apprivoiser tranquillement les sensations dans le corps. Quand je dis pas de conséquences particulières, cela implique que vous n’avez pas à supporter en plus, ce que ces crises peuvent habituellement entraîner dans la relation avec les autres. Ni leurs réactions de protection, ni leur incompréhensions, ni leurs peurs ou leurs violences réactionnelles, ni leurs indifférences, ni même vos tentatives éventuelles de cacher vos crises pour vous protéger ou les protéger de toutes ces conséquences réactionnelles.

Ensuite seule l’expérience peut vous aider à comprendre de l’intérieur les résultats et l’intéret de ce dispositif d’écoute thérapeutique. En effet, il n’est pas simple d’expliquer ce que l’on retire de ce type d’écoute et de partage dans son corps, car c’est un peu comme tenter de décrire le gout d’une pomme, le seul moyen de savoir c’est d’essayer. Dans notre cas c’est seulement essais  après essais, étape par étape que l’on va percevoir le changement progressif mais radical que cela peut entraîner..

Par cet apprentissage et quelques années de parcours personnel, (temps nécessaire à la maturation profonde de ma compréhension du phénomène), les monstrueuses boules de pétanque qui habitaient régulièrement le plexus de mon adolescence sont devenues de douces petites alertes qui sonnent aujourd’hui comme une sorte de chatouillis, qui se dissout définitivement dés que mon attention s’aiguise à leurs messages. Aussi incroyable que cela puisse paraitre cela peut véritablement devenir un jeu, une excitation et même un plaisir quand l’expérience ce propose à partir de cette disposition d’esprit.

Angoisse et Ouverture du Coeur!

Récemment j’ai même découvert en entrant plus profondément dans ces petites alertes d »angoisse », qu’elles se traversaient comme une porte et s’ouvrait non seulement sur un sentiment de plaisir, mais aussi potentiellement d’Amour avec un grand « A ». C’était une découverte surprenante, supérieure, profonde et déstabilisante après coup. Je n’ai connu cette ouverture du coeur par l’écoute de l’angoisse qu’une seule fois il y a un an environ et je perçoit bien que c’est encore pour moi une étape que je freine à franchir de nouveau. Car comme je l’ai dit cela est déstabilisant et surtout cela change tout… C’est donc une voie que j’ai encore besoin d’explorer, mais il s’agit clairement d’un voie royale et il se pourrait bien au final que ce que l’on appelle l’Angoisse soit en fait un puissant message contrarié, refoulé, interdit, rejeté, repoussé, d’Amour pour Soi, la quintessence même de l’Estime de Soi!

à relire… « Qu’est ce que l’angoisse » Chapitre I

P.A.M

La Maladie, à quoi ça sert?

Symbolique de la Maladie. Cabinet de Psychothérapie. 7 rue Pierre Haret, Paris 9.
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La psychanalyse l’avait déjà bien cerné, quand les maux sont pris dans les mots, la maladie parle du « mal à dire ». Les métaphores courantes du langage semble être autant de raccourcis qui disent comment on parle du corps et comment le corps nous parle. La médecine chinoise traditionnelle écoute le corps dans la moindre de ses pulsations dont les qualités les plus discrètes peuvent l’informer sur certains aspects de la vie même de la personne. Les points d’acupunctures, le Reiki, le travail sur les Chakras du corps, certains Savoirs millénaires nous informent sur cette plaque tournante existentielle incontournable de l’Être, qui se manifeste avec et par notre corps. Nous sommes notre corps, non pas indissociable, mais Un. Tous ce qu’il m’arrive lui arrive et tout ce qui lui arrive m’impact en retour instantané.

De la même manière, quelque soit son niveau de gravité, de la dépression jusqu’au cancer, la maladie nous parle, elle nous dit quelque chose de nous même et notre rapport à la vie, écouter et décrypter le message tel est tout l’enjeu d’une plus grande connexion à Soi même. Et si la maladie venait pour nous aider à prendre plus conscience de nous même?

La Révolution de l’Esprit, Documentaire!

Dr Van Den Bogaert – Symbolique du cancer!

 

Pour cheminer avec sa maladie et peut être même en guerir, il faut pouvoir parler de tout ce qui nous tient le plus à coeur, tout ce qui fait le maillage intime le plus profond de notre Être… Tout comme la Science, la Foi et la Spiritualité peuvent faire partie de ce chemin, il faut pouvoir l’aborder sans tabous et rester ouvert même à ce qui nous parait de premier abords le plus inconcevable!

La Guérison, la Foi, la Science…

(à lire aussi… « La Symbolique du Cancer »)

Et si nous parlions de la Mort?

La Mort en Conscience. Cabinet de Psychothérapie. 7 rue Pierre Haret, Paris 9.
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ET SI NOUS PARLIONS DE LA MORT ?

Il n’est jamais trop tard pour aborder plus légèrement un sujet si capital pour la vie. Pour beaucoup de personne la Mort est un sujet tabou, et pour d’autres encore, elle n’est même pas un sujet tant ils sont convaincus qu’elle est juste un arrêt brutal de la vie et qu’il n’y a rien de plus à en dire. Et pourtant, l’écoute et la parole sur ce phénomène, quelques soient les croyances ou les philosophies (même les plus nihilistes…) changent beaucoup de choses dans la manière et la souplesse avec laquelle on peut accueillir sa propre mort ou accompagner celle des autres. Pour la personne concernée, ses proches ou les professionnels accompagnants, l’ouverture d’esprit et l’écoute de perspectives différentes sur la mort et sa continuité avec la vie peuvent réellement, et j’en ai fait plusieurs fois l’expérience, faire une très grande différence…

Cette Video est en anglais, et ce sont les informations les plus apaisantes que j’ai entendues à propos de la mort depuis longtemps et elles sont délivrées par un scientifique qui me semble au dessus de tout soupçons. Alors cela vaut vraiment la peine d’écouter…

Conscience et Mort

 

La question mérite donc d’être posée sans à priori, Qu’est ce donc que ce phénomène de la Mort? La Science, la Philosophie et la Religion auraient elles une réponse compatible à cette question? En attendant, de nombreuses personnes de part le monde ont fait l’expérience d’une mort imminente (E.M.I), et ils sont là pour nous en parler, chacun peut en penser ce qu’il veut, mais le minimum est au moins de commencer par les écouter.

Au delà de notre vue

La suite est affaire de logique, si le trépas est autre chose, ou en tout les cas ne se résume pas à la cessation de nos fonction vitales, cela peut changer totalement notre rapport, et notre abords de la Mort, et de là c’est tout notre rapport à la Vie qui peut s’en trouver bouleverser!

Un autre Scientifique nous parle, le Docteur Charbonnier. Une Vie après la Vie? Et la video suivante (la dernière pour aujourd’hui), pour ceux qui souhaitent et qui se sentent prêt, à ouvrir encore plus leurs esprits au champs des possibles, en gardant en tête que cette ouverture permet à tout accompagnant a fortiori les Thérapeutes d’assouplir le plus possible leur manière d’aborder un phénomène aussi insaisissable que la mort… Alors restez ouvert!!!

 

Qu’est ce que la Mort?

La question qui se pose a moi est celle ci, « COMMENT VIVRE LA MORT ? »

Entre Spiritualité ( qui implique ou pas la religion…) et Libre Expression de Soi…, et si la Mort pouvait se vivre et s’apprivoiser autrement?!?

Une personne de coeur m’a confié ce texte que je souhaite partager à mon tour.

L’Amour ne disparait pas!

Vivre sa Mort. Cabinet de Psychothérapie. Au carrefour de Paris 8, Paris 9, Paris 17 et Paris 18.
Cabinet de Psychothérapie. Au carrefour de Paris 8, Paris 9, Paris 17 et Paris 18.

L’amour ne disparaît jamais !

L’amour ne disparaît jamais !
La mort n’est rien.
Je suis seulement passé dans la pièce à côté.
Je suis moi, tu es toi.
Ce que nous étions l’un pour l’autre, nous le sommes toujours.
Donne-moi le nom que tu m’as toujours donné.

Peur de mourir, ou évoluer avec la Mort. Cabinet de Psychothérapie. Au carrefour de Paris 8, Paris 9, Paris 17 et Paris 18.
Cabinet de Psychothérapie. Au carrefour de Paris 8, Paris 9, Paris 17 et Paris 18.

Parle-moi comme tu l’as toujours fait.
N’emploie pas un ton différent.
Ne prends pas un air solennel ou triste.
Continue à rire de ce qui nous faisait rire ensemble.
Prie, souris, pense à moi, prie pour moi.
Que mon nom soit prononcé à la maison comme il l’a toujours été, sans emphase d’aucune sorte, sans une trace d’ombre.
La vie signifie tout ce qu’elle a toujours signifié.

Travail du deuil, Parlons de la mort. Cabinet de Psychothérapie. 7 rue Pierre Haret, Paris 9.
Cabinet de Psychothérapie. Au carrefour de Paris 8, Paris 9, Paris 17 et Paris 18.

Elle est ce qu’elle a toujours été.
Le fil n’est pas coupé.
Pourquoi serais-je hors de ta pensée, simplement parce que je suis hors de ta vue ?
Je t’attends, je ne suis pas loin, juste de l’autre coté du chemin.
Tu vois, tout est bien.

Henry Scott-Holland.