Et si dans le Couple, chacun était responsable de lui même à 100%?

Psychothérapie de couple, thérapie de Couple. Pascal Acklin mehri, 7 rue Pierre Haret, Paris 9
Cabinet de Psychothérapie Paris 9, Paris 8, Paris 17, Paris 18

Le Couple

Une des première chose que je dis aux couples que je rencontre, c’est que chacun des individus du couple est à 100% responsable de ce qu’il vit, c’est à dire de la manière dont il vit une situation, comment il se la représente et comment il suppose ou projette la manière dont le partenaire perçoit et vit la situation.

Il ne s’agit absolument pas ici de discours sur la faute, chacun est responsable de ses actes. Mais même en cas d’adultère, si celui ou celle qui à été voir ailleurs est totalement responsable pour ses actes, il n’empêche que la manière individuelle de vivre la situation est complétement personnelle. Dans le cas d’une relation hors couple, on pourrait être surpris de l’infinité de manières de vivre, traverser et transformer la situation selon le couple qui la vit. Il en est de même pour toutes les situations d’impasse du couple, quelques soient les formes que cela prend.

En fait, la première et principale impasse pour le couple réside justement, quelque soit la situation, dans cette tentative plus ou moins consciente de répartir les points et un supposé pourcentage de faute. Dés que l’on est dans cette configuration de pensée, le sempiternel renvoi de reproches et de sentiments d’injustice est le nerf de tous ces scénarios biens rodés qui mènent systématiquement à des impasses plus ou moins violentes de la communication.

De ce point de vue, même si notre ego risque de refuser au moins au début cette idée, « 100% de responsabilité (Responsabilité et non pas Faute…) sur ce que chacun vit, replace l’équation de la communication sur une base beaucoup plus prolifique et bien plus saine.

Pour résumer, le scénario inconscient de l’individu qui a mal, qui souffre plus ou moins ouvertement, peut facilement tourner à « oeil pour oeil, dents pour dents ». Dans le couple cette attitude va alors être relayée en miroir ou les deux deviennent prisonniers de leurs propre reflet, leur propre blessures intérieures, leur propre peurs. Le travail avec un tiers, avec cette idée maîtresse développée plus haut, permet de commencer à se confronter à ce qui se passe vraiment pour l’autre. Et, au delà des suppositions et projections qui nourrissent nos sentiments de non amour, au delà de tous ces sentiments d’incompréhension et d’injustice, cette prise de conscience d’une responsabilité pour soi même, nous permet de toucher à la vraie nature des sentiments d’affection réels qui se cachent le plus souvent derrière tous les systèmes de défense et d’agression.

 P.A.M