Une Vie en Sens Interdit!

Cabinet de Psychothérapie. 7 rue Pierre Haret, Paris 9.
Cabinet de Psychothérapie. Au carrefour de Paris 8, Paris 9, Paris 17 et Paris 18

Certains moments de la vie peuvent ressembler à une véritable impasse. Quelle que soit la manière dont on envisage la situation, il semble alors qu’aucune solution ne semble praticable et qu’un mur infranchissable nous attende à chaque tournant.

Imaginez un instant que ce que vous croyez percevoir tout autour de vous à 360 degrés dans le présent ou le futur proche n’est pas la réalité mais une certaine perception de la réalité. Comme si vous aviez un projecteur sur la tête et que le monde extérieur devienne un écran géant pour la projection de vos représentations intérieures.

Ces représentations intérieures sont aussi variées qu’insidieuses et elles vous soufflent secrètement à l’oreille :  » tu es bon à rien… tu n’as pas le droit à l’erreur… tu dois être le meilleur sinon rien… tu n’es pas compétent… trop ceci…. pas assez cela… dans la vie on ne peut pas tout avoir… la vie n’est pas une partie de plaisir… personne ne croit en toi… pour qui te prends-tu… tu ne mérites pas mieux…. mes parents n’accepteront jamais… je n’aurai jamais le temps… l’argent… le talent… etc. « , la liste est infinie et spécifique à l’histoire personnelle de chacun.

Ainsi, aussi étonnant et peut-être contre-intuitif que cela puisse paraître, tous les obstacles que vous percevez si réels en face de vous y compris les comportements ou jugements de vos proches, tous ces obstacles peuvent être en fait la forme concrète, projetée sur le réel, de tous vos obstacles intérieurs.

Ces obstacles intérieurs sont souvent inconscients et agissent de manière invisible comme le programme d’un ordinateur. Mais en prenant conscience du programme vous pouvez alors en même temps réaliser que ce n’est qu’un programme et non pas une loi divine infranchissable. Et donc si ce n’est qu’un programme on peut commencer à le modifier volontairement.

Je ne me lasse pas de voir la surprise des personnes quand elles voient se lever comme par miracle certains de ces « obstacles » qui semblaient si longtemps incontournables et ne le sont plus du tout…

à lire aussi : »Choisir sa voie, changer de chemin de vie! »

Quel que soit votre âge, il n’est jamais trop tard!

Cabinet de Psychothérapie. 7 rue Pierre Haret, Paris 9.
Cabinet de Psychothérapie. Au carrefour de Paris 8, Paris 9, Paris 17 et Paris 18.

Ce que j’ai découvert en travaillant avec les personnes âgées, c’est que même à 90 ans passés, il n’est jamais trop tard. Ce que j’ai déjà expliqué sur l’enfant intérieur est valable quel que soit votre âge. Dans la pathologie de la démence sénile ce sont justement souvent les comportements infantiles qui reprennent le dessus lorsque la personnalité adulte est déstructurée. Comme si l’enfant malgré les années avait attendu son moment pour s’exprimer de nouveau. D’ailleurs, même sans démence, avec la vieillesse la question de la dépendance revient progressivement comme celle que l’on a quittée au sortir de l’enfance…

Bref, ce que j’essaye de dire ici est qu’il n’est pas la peine d’espérer échapper à un phénomène qui nous accompagne tout au long de notre vie, mais l’avantage du coup, c’est qu’il est toujours possible de s’y mettre quel que soit l’âge. Nos blocages, nos traumas, nos émotions refoulées et nos souvenirs difficiles non digérés, nous accompagnent jusqu’au bout du chemin.

Ne vous étonnez pas si, quand vous prenez le temps de l’écouter, un grand vieillard puisse se mettre à pleurer ou souffrir d’une peine de coeur d’adolescence comme s’il était encore en train de la vivre. L’émotion est intemporelle et se fout complètement du temps et de la distance.

Et du coup, encore une fois, il n’est jamais trop tard pour relâcher, partager, élaborer et mieux assimiler un événement qui nous a perturbé(e) tout au long d’une vie. J’ai connu certaines de ces personnes âgées assommées d’antidépresseurs comme autant de barrages artificiellement posés sur différents deuils dont ils n’ont jamais pu vivre et métaboliser les flux émotionnels douloureux.

D’autres encore shootés aux antidouleurs, pour des souffrances corporelles impossibles à éteindre sans surdose de médicaments. Pourtant ces mêmes personnes oubliaient leurs plaintes physiques ou leur dépression, au moins momentanément, dès qu’elles se sentaient enfin en mesure d’aborder et partager honnêtement, sans lamentations, les différentes souffrances psychiques endurées dans leur longue vie.

Bien sûr, métaboliser sa souffrance c’est avant tout la vivre dans un partage thérapeutique, et tout le monde ne fera pas ce choix de soulever un couvercle si longtemps refermé. Mais ce choix reste possible quelque soit l’âge car les mécanismes thérapeutiques restent les mêmes. Ce n’est pas une question d’âge, mais de décision personnelle et de choix, de vouloir changer quelque chose à la courbe de son destin pour se donner une seconde chance de mieux vieillir.

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Choisir sa voie, changer de chemin de vie!

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Changer l’orientation de sa vie !

Pour ses études, un changement de travail, son couple, son chemin de vie… quelquefois les choses sont loin d’être claires, on peut sentir que rien ne va plus, que l’on navigue déjà depuis longtemps à quinze centimètres de ses chaussures, ou que l’on avance à reculons (ce qui peut être cause de grande fatigue voire de petite ou grande dépressions)…

Quelque chose à l’intérieur sait que cela demande à être autrement mais impossible de sortir du scénario et d’entrevoir ce que cet « autrement  » pourrait être. C’est souvent au moment où cette poussée profonde de l’Être devient intenable, que l’écart entre Soi et sa vie n’est plus possible à accepter, que l’on se décide à trouver de l’aide chez un psychothérapeute. En tous les cas, beaucoup de gens ont croisé mon chemin de thérapeute de cette manière.

Au cours de ma pratique rien ne m’a jamais fait plus plaisir que d’observer et d’accompagner la naissance et l’évolution de nombreux tournants choisis et assumés vers des choix toujours plus chargés de sens et de valeur existentielle. Là encore quel que soit l’âge, de 17 à 90 ans, tout est possible…

Bien sûr, le changement ne s’opère pas tout seul sans le travail personnel que chaque personne va progressivement faire sur elle-même. Des prises de conscience sont nécessaires et un examen plus approfondi, au-delà des apparences premières, oblige à prendre le temps du recul. Et surtout, de fil en aiguille, le moment clé de la thérapie est l’entrée dans l’analyse, la reconnaissance, et l’acceptation des différents niveaux de responsabilité qui nous impliquent dans cette réalité que nous vivons actuellement, même si on est persuadé(e) de n’y être pour rien.

Ici il ne s’agit absolument pas de faute ou de culpabilité à avoir concernant ce qui nous arrive mais plutôt de reconnaître le sens que cela pourrait prendre si l’on choisit de regarder les choses en face. Ceci est valable autant pour une situation d’échec aux études qu’un licenciement, un standby professionnel longue durée ou d’une situation de couple qui s’enlise.

Il n’est pas facile, qu’elle(s) que soi(en)t la ou les conjonctures extérieures indépendantes de sa volonté, de regarder d’abord sa propre responsabilité en face. Il n’est pas facile de reconnaître que l’on est beaucoup plus impliqué dans nos propres impasses que ce que l’on veut bien imaginer. Mais là où je redeviens responsable, je peux aussi recommencer à agir et faire ce travail, c’est petit à petit reprendre le pouvoir sur la direction de sa vie et ne plus la subir en victime impuissante à en changer le cours…

Tout cela demande le courage de vouloir reprendre les choses en main et d’accepter de se faire aider pour cela. Car même si vous serez au final le seul artisan de vos changements, le point de vue plus distancié du psychothérapeute peut réellement vous aider à adopter une vision radicalement différente sur votre situation. Quelquefois, pour ne plus avoir le nez contre le mur, il suffit de s’arrêter un moment de foncer tête baissée, d’accepter de se laisser guider sur la colline d’à côté et d’ouvrir les yeux sur le paysage qui s’offre alors au-delà du mur. Une fois cette étape franchie, votre créativité naturelle peut vous permettre de tisser enfin des solutions à votre mesure.

Ce que je raconte là n’est pas une vision idéalisée dans le monde des Bisounours où soi-disant « celui qui veut peut »; il ne s’agit pas de volonté ou d’efforts, mais vraiment plutôt du courage de se regarder en face y compris dans ce qui nous plaît le moins de nous-même. Il s’agit souvent de ce qu’on a passé secrètement beaucoup de temps et d’énergie à vouloir éviter de confronter, y compris nos parties d’ombre mais aussi nos plus belles aspirations enfouies.

Une fois que l’on re-connecte de cette manière avec cette vérité intérieure faite d’ombres et de lumières, soigneusement cachées, le reste n’est plus qu’une affaire de temps. Le choix du chemin redevient plus intuitif et les obstacles deviennent autant de possibilités d’inventer de nouvelles solutions pour les dépasser.

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