Les Etats de la Conscience…

Psychothérapie Paris, Psychologie de la Conscience, éveil et évolution de conscience
Pascal Acklin Mehri Psychologue Paris, les différents états de la conscience

La plupart du temps on parle de conscience en faisant référence à l’état de conscience classique, celui dans lequel nous sommes pensons nous la majeure partie de notre existence. En bref, cet état est celui qui constitue la conscience de nous-même et de notre réalité quotidienne. Cet état de la conscience du quotidien inclus le mental du « je pense donc je suis » et donc aussi toutes les identifications par lesquelles les humains se définissent eux-même et se représentent la réalité autour d’eux. Cet état de conscience est par défaut considéré comme principal, et on défini par rapport à lui tous les autres états que l’esprit humain est capable de répertorier. Du coup habituellement on parle d’état de conscience altérés, modifiés ou alternatifs dans le meilleurs des cas. Alors allons y, essayons de repertorier un certain nombre de ces états alternatifs à la conscience « classique »…

Ainsi par exemple, on défini l’in-conscience par opposition à l’état de conscience. L’inconscience (qui est supposé ne pas contenir de conscience) contient le sommeil, le K.O et le coma. Pendant longtemps l’inconscience ne présentait pas d’intéret, il n’était pas supposé s’y passer quoi que ce soi d’important. Pourtant, rien que par le sommeil, nous passerions en moyenne un tiers de notre temps de vie en état d’inconscience. Et déjà là notre intuition s’éveille à l’étrangetée de la nécéssité d’un temps aussi longt d’inconscience dans la vie d’un humain. Et lors du sommeil en fait, se passe au moins un phénomene notable dont nous pouvons être conscient aprés coup, c’est le rêve. On peut rajouter à cela qu’un nombre croissant de personnes relatent la possibilité de devenir conscient pendant le déroulement même de leur rêve, ce qui amène ces personnes à pouvoir agir et réagir en « live » dans leur rêve, on appelle cela le rêve lucide. Ensuite, il y a beaucoup d’expériences d’états de conscience dits « paranormaux » qui sont décrit aussi lors de coma, ou supposément il ne devrait rien se passer puisqu’on est inconscient. Les expériences les plus étonnantes se passent dans des états de « sans » conscience » extreme, puisqu’elles impliquent, dans certains cas de mort clinique, les NDE (« near death expérience » ou en français « expérience de mort imminente« ). De nombreux cas ont été répertoriés, ou la personne en pleine « inconscience » se découvre la capacité de penser, et de percevoir l’environnement extérieur, de sortir de son corps et de visiter des lieux proches ou trés éloignés, et même de communiquer de maniére non verbale avec des proches ou des soignants. Ce n’est absolument pas un délire sorti du cerveau fiévreux de quelques rares personnes sonnées par la maladie ou les drogues. Aujourd’hui, de très nombreux cas sont sérieusement documentés à partir de l’expérience de patients, de médecins, infirmiers (éres) et ré-animanteurs etc.., partout dans le monde.

L’inconscience n’est donc pas un simple bloc de non-conscience mais est tout à fait accessible à des formes de conscience qui nous révèlent autre chose, d’autres expériences que celles liées uniquement à la continuité d’une perception plus classique de la réalité. Et puisque l’on ouvre le champs des formes de conscience « parallèle », ce qui est appelé le paranormal (là encore par définition à ce qui est d’emblée supposé être normal et principal), inclus de nombreuses formes de perception de facette de la réalité qui échappent, c’est à dire sont non-conscientes pour la plupart des personnes. Et que l’on y croit ou pas combien d’entre nous ont au moins une anectode de vie ou ils on été bluffés par un de ces phénoménes « inexplicables » dont la liste est interminable? Médiumnité, réves prémonitoires, communication animale etc.., ici, le terme paranormal est lui aussi à ranger aux cotés de toutes les expériences conscientes autres que celle de la réalité consensuelle et qui sont donc aussi habituellement considérés (voir déconsidérés) comme des états modifiés, altérés ou para c’est à dire minoritaires et divergents par rapport à la norme.

Et si on poursuit la liste, il s’avèrent que les états psychiques parallèles à l’état de conscience classique n’en finissent plus de montrer leurs omniprésences dans toute l’histoire de l’humanité et de tout un chacun. La transe par exemple est une des caractéristiques de ses états parallèles. La transe est perceptible de l’extérieur comme une sorte d’état de présence/absence, à la fois là et pas là, moins conscient de certaines choses de la réalités sociale et matérielle générale, mais aussi souvent plus présent (plus conscient donc) à d’autres réalités habituellement moins perceptibles (donc moins conscientes) pour les autres. Il faut savoir qu’en fait, nous sommes souvent et quotidiennement en état de transe sans même nous en apercevoir, c’est ce qui fait que nous pouvons par exemple mener des actions complexes comme rentrer à pied ou en voiture d’un lieux à un autre sans même nous apercevoir comment nous avons fait, sans des fois même nous souvenir que nous l’avons fait. Si on y fait pas attention, ces états de transe passent facilement à la trappe c’est dire qu’ils ne sont pas repérés par la conscience classique. Et du coup, sans nous en apercevoir nous passons en fait beaucoup de temps en état de transe. Selon la manière dont on l’expérimente, l’expérience de la transe a entraîné historiquement le dévelopement d’un très grand nombre de référentiels qui mènent à des ouvertures infinies sur la nature de la réalité. Cette réalité qui de plus en plus clairement, est infiniment plus large que la seule référence à la conscience normale de la réalité classique. Ainsi on pourrait parler de la transe hypnotique, de la transe somnambulique, de la transe médiumnique, de la transe chamanique (l’histoire des chamanes étant liée partout dans le monde au développement de tous les groupes humains), et enfin de la transe extatique des mystiques de toutes époques et toutes cultures… 

Noter que depuis tout à l’heure nous parlons plus clairement de la conscience comme d’un état de présence, et dans ce sens l’on peut s’éveiller à des état de conscience, donc de présence, très variés, par l’expérimentation et l’augmentation de l’attention que l’on porte à ces états. Que ce soient les rêves, la transe ou simplement votre respiration, le simple fait de prêter attention, en fait, fait évoluer votre état de conscience, donc votre état de présence. C’est toute l’idée des mouvements mindfullness (pleine conscience). Le terme de pleine conscience implique de fait que l’état classique de conscience, de la vie de tous les jour, n’est qu’un état de conscience partiel souvent finalement trés peu conscient. C’est ce que l’on constate automatiquement dés que l’on prend le temps de faire plus attention à ce qui se passe en soi-même dans chacune de nos actions. A partir de là on arrive naturellement à la méditation qui est un art millénaire impliquant des états de conscience sur des états internes qui peuvent amener, à certains niveaux de pratique, jusqu’à des expérience de transcendance. Enfin, si l’on parle de transcendance et de spiritualité que dire des états de consciences particuliers dans lesquels on peut entrer gràce à l’usage de drogues dites psychédeliques (LSD, mescaline, psylocibine, hayawaska etc..) ou aussi certaines techniques de respiration comme la respiration holotropique, qui ouvrent là encore à une perception radicalement différente de la réalité.

Il existe donc un monde de niveaux de conscience bien plus foisonnant et important que ce que la conscience classique veut bien se faire croire. Et là, nous n’avons même pas parler de l’inconscient freudien qui nous accompagne tout le temps endormi ou pas. L’inconscient à ce titre est particulièrement intéressant car il pose dors et déjà que la conscience classique (celle du mental) n’est que la partie visible d’un iceberg dont la partie non-consciente est autrement plus large et conditionne notre existence bien plus puissamment que les raisons conscientes que nous nous donnons pour justifier que c’est bien nous qui décidons « consciemment » de nos actes. Et là encore, on peut augmenter sa conscience de ses états non-conscients en y prettant tout simplement plus attention (travail thérapeutique par exemple..). 

Ainsi la conscience classique, même si elle part d’une représentation trés limité de la réalité, a tout de même la particularité de pouvoir étendre son champs de perception au fur et à mesure qu’elle se prette attention à elle-même. Et dans mon propre chemin d’exploration (travail sur l’inconscient, le rêve, la transe, l’hypnose, la méditation, le chamanisme, la spiritualité et le « paranormal »…) il est clair que plus j’avance et plus je suis conscient de l’infini de ce qui ne m’est pas saisissable. Il tombe alors objectivement sous le sens que ce que nous résumons habituellement dans le terme de conscience n’est en fait que le petit bout de la lorgnette. Il en découle naturellement qu’à la place d’une conception simpliste qui pense que le reste est anecdotique, anormal, altéré, ou voir même n’existe que dans l’esprit des fous et des farfelus, il serait plus vraissemblable d’arréter de faire de ce mental classique le centre de référence, et de comprendre plutôt toute cette infinité d’états de conscience comme différents états, de nature complémentaire, faisant partie d’un tout plus global. Une sorte de conscience universel globale qui englobe toutes les formes de conscience, d’inconscience et de non-conscience.

Dit-on du chien ou de la chauve-souris qu’ils ont une vision altérée de la réalité parce-qu’ils percoivent et intégrent les ultra-sons? doit on considérer que les infra-rouges ou les ultra-violet sont une partie mineure de la réalité car on est pas outillé pour les voir directement tout comme la gamme des ondes radio, télé et téléphone qui resteraient invisible sans appareillagess spécifique? Il semble moins présomptueux et plus vraisemblable de considérer que c’est la part visible et conscientisable par l’humain qui est minoritaire au vu de tout ce qu’il n’est pas en mesure de percevoir de la réalité et qui est infiniment plus vaste que ce à quoi tout à chacun résume son quotidien. Et même si l’on ne restait que sur un point de vue purement scientifique, chaque jour apporte aujourd’hui son lot de modestie et d’humilité. Loin des jeunes années de l’ére industrielle on l’on croyait encore prétentieusement que l’humanité pourrait se rendre maître et posesseur de la nature, on sait de mieux en mieux, plus on découvre, que l’on sait peu par rapport à l’infinité de tout ce que l’on ne sait pas.

Il existe donc des dimensions multiples de la conscience ou aucune n’a la suprémacie sur les autres et qui font parties d’un tout infini que l’on pourrait appeler Conscience avec un grand C, et qui les englobe toutes. Et il n’y a donc pas selon moi d’états modifiés, altérés ou anormaux, mais une multitude d’états qui coexistent en parfaite harmonie et parfaite continuité chez l’être humain. Et il est possible de passer d’un état à l’autre en acceptant d’y pretter attention et de s’autoriser une exploration sans jugement de ces bouts de perception alternatifs qui sont alors autant de possiblité d’exploration de parties inconnues de nous-même. En thérapie, faire appel à l’exploration par le rêve, l’hypnose ou autres, est une manière de faire appel à toutes ses dimensions de nous-même au service de l’évolution possible de chacun au-delà des blocages apparents de l’être humain. Or ces blocages sont souvent, justement lié à un état figé des représentations limitées du mental conscient. Par ce texte j’éspère avoir contribué à faire évoluer une vision souvent restreinte de la conscience, dont les croyances souvent totalitaires sur la nature de notre réalité et de nous-même font notre prison de tous les jours…

P.A.M

A quoi sert de décevoir ?

Psychothérapie Paris Image de Soi, savoir décevoir et être déçu...
Pascal Acklin Mehri Psychologue Paris, Confiance en Soi – Regard de l’Autre

La déception, qu’on cherche à l’éviter ou la braver, pèse un poids important dans l’orientation des comportements humains. Elle est en lien direct avec le jugement ou le regard que l’on porte sur les autres ou que l’on croit que les autres portent sur nous. L’aprentissage du pouvoir de la déception commence dés notre plus jeune âge, en même temps que l’on découvre ce qui fait plaisir et déplaisir à nos parents, l’école, ou la société. C’est un apprentissage qui nous façonne tout au long de notre vie en même temps qu’il cultive nos contradictions c’est à dire nos culpabilités les plus profondes. Chacun navigue sans cesse entre l’envie d’être dans la norme et l’envie de se différencier, l’envie de faire bien comme cela est attendu, et l’envie tout simplement de faire comme on le sent. Autrement dit, entre l’envie d’être bien vu, aprécié, aimé de nos parents, professeurs, boss et les autres en général, et l’envie d’être soi, même si cela déplait.

Mais que je décoive les autres, ou que je sois déçu par eux, ou par moi-même, la déception s’accompagne toujours de sensations et sentiments désagréables. On a donc tôt fait de vouloir soit d’une part de s’écarter de tout événement pouvant nous amener à ressentir cette expérience désagréable, soit d’autre part d’essayer de faire de son mieux pour écraser ou lutter contre le négatif qui pourrait nous envahir lorsque l’on cherche simplement à continuer à être soi-même, malgré le désaccord ambiant. Ceci peut amener à deux comportements extrêmes, s’adapter le mieux possible à la norme quitte à écraser certains besoins fondamentaux que l’on n’osera pas vivre ou seulement en cachette, ou alors forcer la provocation en clamant par ses comportements que l’on en a rien à foutre de ce que pense les autres, quitte à être dans une perpétuelle lutte pour être soi. Entre ces deux cas se place le commun des mortels, toujours en train de chercher le bon équilibre avec pour curseur principal le sentiment de culpabilité qui met en scéne cette contradiction essentielle, to be or not to be, être aimé ou ne pas être aimé, decevoir ou ne pas décevoir…

Ceux qui arrivent avec bienveillance à se réaliser comme ils sont, et non pas comme on voudrait qu’ils soient, sont justement ceux qui arrivent le mieux à apprivoiser les déceptions incontournables de la vie sans avoir ni besoin de s’écraser ni besoin de s’hyper affirmer pour exister. De fait, ils aprivoisent aussi forcément leurs différents niveaux de culpabilité et donc de contradiction interne. Mon propos est donc surtout ici de parler de la nécessité d’apprivoiser la déception, la sienne ou celle des autres lorsque l’on fait, que l’on veut faire, ou que l’on a fait, quelque chose qui nous semble juste par rapport à une information profonde qui nous vient de l’intérieur. Cette information intérieure, c’est aussi ce que l’on appelle les tripes ou encore l’intuition, la petite voix dont l’écoute fait que l’on avance toujours plus vers soi-m’aime.

Déception et réalisation de Soi

Car décevoir c’est aussi grandir un peu… En effet si la déception provient du décalage entre ce que dit notre petite voix intérieur et la manière dont cela va être jugé dans le cadre de perception des autres, il est indispensable d’accepter cette déception et de la traverser pour laisser place petit à petit, et de plus en plus souvent, à l’acceptation de Soi. Cela est d’autant plus nécessaire quand ce regard jugeant est à tel point intégré en nous qu’il est devenu le nôtre et que notre petite voix intérieur fait alors face directement à notre propre auto-jugement sur nous-même. En quelque sorte, la petite voix de l’intuition, celle de nos trippes, rencontre la grosse, et souvent envahissante, voix du mental. Cela peut alors déclencher une véritable guerre civile entre le Moi et le Soi. Le Moi résume, pour notre exemple, ce que serait notre personalité construite, ayant intégré un certain cadre de représentation culturel, social, religieux (etc..) qui défini moralement ce qui est bon ou mauvais, ce qui est bien ou mal, ce qui me fait juger de ma propre valeur ou de la valeur des autres. Le Soi serait une information intuitionnelle, corporelle, intime, manifestée dans le corps et ancrée dans quelque chose de bien plus vaste et juste (car non-mentalement construit..). Et donc de ce fait le Soi est souvent en désaccord avec les cadres de pensée déjà-là et qui nous entourent et nous façonnent dés la naissance.

Donc ce qui est juste en Soi n’est pas forcément en accord avec ce qui est jugé comme normal, acceptable, ou valorisable par le Moi. Lorsque le Moi rentre en lutte avec le Soi il y à alors contradiction entre mes valeurs induites et inculquées (auxquelles je peux consciemment avoir l’impression d’adhérer ou pas…) et cette intuition profonde qui défie les vérités préétablies. Ce qui fait que même si je fait quelque chose de profondément juste en Soi, je peux décevoir les autres, et/ou me décevoir moi-même. En bref, que le Moi auquel je me confronte soit celui du groupe (des autres), ou de moi-même, ce n’est jamais rien d’autre que le Moi qui est déçu. Bien sûr plus on s’identifie et on adhére sans recul, avec ce Moi qui pense ce que je pense que suis ou devrait être, et plus la contradiction va être vive et le vécu de déception sera difficile lorsque l’intuition d’une vérité bien plus fondamentale du Soi vient à radiner le bout de son nez

Cette conception de la décéption entraîne un réévaluation globale du phénomène. Il s’agit de ne plus considérer la déception  comme la conséquence logique du fait que je n’ai pas été à la hauteur ou que l’autre n’ai pas été à la hauteur, car du coup je paye, je suis puni et c’est normal. Il s’agit au contraire d’un signal dans le corps, qui attire notre attention sur un conflit latent entre le Soi et le Moi. C’est à dire d’une part entre ce que je crois, ce que je pense qui devrait être, et d’autre part ce qui s’impose à moi (souvent contre mon gré) comme la vérité juste et intuitive de ce que je ressent plus profondément (sur moi-même, sur ma relation avec l’autre, sur mon rapport a ce travail, etc…) même si je n’étais pas prét à le regarder en face. La violence de la déception est d’autant plus grande que le Moi cherche à maintenir le contrôle sur ce que je crois ou suis habitué à croire, sur comment les choses doivent être, comment elle doivent se passer, comment le couple doit fonctionner, ce qu’est l’amour, comment il est normal que je me comporte ou que l’autre se comporte dans telle ou telle situation. Si je rencontre la déception de maniére régulière sans pouvoir m’en extraire, alors il est temps de considérer la répétition comme une tentative de votre inconscient de vous ouvrir les yeux pour remettre en question  le cadre de pensée qui vous fait souffrir et vous ouvrir un peu plus à cette intuition plus profonde qui attend que vous lui portiez plus d’attention.

Sortir de la déception implique alors d’accepter d’abord d’y rentrer et de l’explorer pour ce qu’elle est, une occasion de profonde remise en question. Et ici, ma proposition est toujours la même, l’exploration doit se faire de maniére sensorielle et non pas mentale. Ou plutôt, dans le processus que je propose, le mental doit perdre son statu de patron qui décide et contrôle, pour celui de simple outil au service de l’information distillée par le corps au moment de la déception. Le mental, les mots, la parole ne doivent plus servir à interpréter mais uniquement à décrire l’état sensoriel que l’on traverse. Même si au début cela peut paraître difficile pour certains, décrire ce que l’on ressent et non pas ce que l’on pense, nous oblige à prétter attention au Soi et non plus aux boucles sans fin des tergiversations névrotiques mentales qui se fixent uniquement sur le Moi Moi Moi. Or, plus on passe de temps à prêter attention aux informations du Soi dans le corps et plus on s’apporte la douceur attentionnelle qui est le seul remède à la violence émotionnelle que l’on est en train de traverser. Et plus on prends ce temps de la description dans le corps plus la description s’affine et devient évolutive, on constate que l’on peut alors redécouvrir des niveaux internes de bienveillance puis d’auto-guerison simplement parce qu’on a de nouveau developpé une forme d’écoute inconditionnelle de soi-m’aime, même quand initialement il s’agit découter un haut niveau de violence, de conflit et de désorganisation interne.

NB: Attention, je ne dis pas ici qu’il faut décevoir pour décevoir à tout pris, je dis que décevoir et être déçu sont des phénomènes inévitables et qu’ils sont partie constituante de la construction humaine. Aprivoiser la déception en acceptant de la ressentir et de la vivre permet potentiellement aux humains de grandir et d’évoluer vers une meilleur version d’eux-même. Ceci, en permettant le remaniement de toutes nos attentes, représentations et formes-pensée qui tentent de formater le réel non pas comme il est, mais comme nous croyons qu’il devrait être. Pour le re-phraser d’une autre maniére (car c’est le message principal de ce texte), la déception opére chaque fois que la vraie nature du réel, de l’autre ou de notre Soi profond, manifestent clairement qu’ils ne sont pas asujétis à nos attentes et à toutes nos représentations mentales conscientes ou inconscientes auxquelles nous croyons qu’ils devraient logiquement obéir. C’est pourquoi, si elle est accompagnée et apprivoiséé, la déception peut nous ouvrir sur un monde de possibilité bien plus vaste et enrichissant que la représentation mentale limitée et limitante de nous-même des autres et du réel dans lequel nous ne savions pas encore que nous étions emprisonné(e)s…

P.A.M

A quoi sert la Sidération ?

Psychologue Psychothérapeute Paris, Pascal Acklin Mehri. Sortir de la sidération, sortir de la confusion.

La sidération impact profondément le fonctionnement psychique. Il y a comme un blanc, une suspension, une absence, dans le fonctionnement de la personne qui ne peut d’ailleurs pas en parler ou penser ce qui lui arrive jusqu’à ce qu’elle prenne conscience que cela lui arrive. Et le fait de ne pouvoir ni vraiment en parler ni vraiment penser ce phénomène revient pour l’esprit humain a le faire « inexister ». Ainsi la situation de sidération retourne périodiquement dans les limbes du refoulement car on ne sait tout simplement pas quoi en faire. Si la personne commence à prendre conscience du phénomène et prend le temps de connecter ce qu’elle ressent à ce moment là, alors elle peut ressentir aprés avoir dépasser l’apparente absence de sensation, que son corps est comme figé, tétanisé, quelque fois engourdi ou comme dans du coton, et d’autres fois comme si la personne toute entiére était hors de son corps. Ce qui se traduit dans tous les cas par une incapacité à réagir à une situation ou un type de situation.

La sidération, le plus souvent, se produit alors que nous sommes face à une situation traumatique. Puis, suite à ce trauma, la sidération peut être re-vécu même lorsque l’on est face à une situation apparemment anodine, mais qui reactive le souvenir inconscient d’un trauma du passé. Une situation est traumatique lorsque l’organisme de la personne n’est pas en mesure d’intégrer, c’est à dire de métaboliser dans son corps et sa psyché, le brusque et soudain afflux d’informations sensorielles et psychiques qui fait irruption de maniére totalement inhabituelle au moment des faits. On pense facilement, en terme de traumas, aux agressions, abus sexuels, viols, attentats, évênements de guerres, accidents violents etc. Mais en fait, peuvent-être aussi traumatisants une autre catégorie d’évenements cette fois plus diffus et d’exposition quotidienne, souvent plus silencieux aussi, comme peuvent l’être pour un enfant par exemple, l’exposition aux non-dits, aux silences chargés de secrets et autres interdits, présents en sourdine dans une famille ou un groupe social. Il est clair, que selon la maniére dont l’histoire parentale ou familliale s’organise autour d’eux, certains non-dit, tabous et interdits possédent un puissant potentiel d’injonction paradoxale.

Il faut préciser qu’une injonction paradoxale opére lorsque l’on fait face à un emmêlement d’informations verbales, sensorielles et représentationnelles qui place la personne face à des choix contradictoires qui lui deviennent alors impossible à faire. Typiquement, dans le cas d’agressions, le cerveau animal archaïque qui gouverne nos pulsions nous pousse à des comportements qui oscillent entre deux extrêmes, fuir ou attaquer. L’état de stress vécu alors par le corps humain lui sert à rendre possible cette fuite ou cette attaque. Se soumettre peut aussi etre un comportement possible et viable lorsqu’il permet de faire cesser l’agression et donc de relacher ainsi le stress. Mais que se passe t-il lorsqu’aucunes de ces options ne semblent possibles ou tout simplement viables ? Un enfant battu par ses parents ou soumis à de puissants tabous ou non-dits ne peut ni fuir ni attaquer du fait de sa situation de faiblesse et de dépendance affective et matérielle, voilà un type d’injonction paradoxale. D’une maniére ou d’une autre si je lutte je perds, si je fuis je perds, et me soumettre ne sera pas suffisant. Quoi qu’il fasse, le vécu de l’enfant est qu’il n’y a pas d’issues possibles. Une prise d’hotages ou un viol peuvent entrainer le même type de vécu paradoxal, lorsque quoi que je fasse, mon esprit ne perçoit aucunes issues viables. Je subis alors un état de stress interne profond qui ne peut aboutir vers aucun choix libérateur possible et aucune libération de cette accumulation d’énergie interne. Quellle que soit la menace, réelle apparente ou même quelque fois subjective, l’esprit réagit comme si il n’y avait plus aucune option alors que le corps continue instinctivement, dans un stress à durée indéterminée, à se préparer à une éventuelle solution. Une telle contradiction interne est d’une violence insoutenable pour l’organisme humain…

La Sidération, pour ces cas extrêmes est alors le choix ultime de l’inconscient, la dernière porte de sortie. Je ne peux pas fuir, je ne peux pas attaquer, mais je ne peux en quelque sorte que disparaitre et me déconnecter de tout ou partie de mes ressentis liés à l’évênement ou à la situation. Il ne me reste pas d’autre choix que de rester dans un espèce d’entre-deux, une sorte de position de standby, un gel sur place que l’on appelle la sidération. L’énergie du stress est, elle aussi, gélée, contenue et refoulée profondément dans la mémoire inconsciente du corps, en même temps que les sensations et les souvenirs auxquels ils sont rattachés. La personne devient étrangère, absente, amorphe. Il y a même certaines situations d’agression ou de viol où l’on peut croire que la personne est consentente car elle semble se laisser faire, ne pas se défendre, alors qu’elle est en fait en état de sidération, incapable de réagir.

L’inconscient étant en quelque sorte intemporel, la sidération permet de « faire passer » en s’absentant psychiquement hors le temps, si l’on peut dire, en attendant que les conditions évoluent sufisamment pour que je puisse enfin de nouveau faire un choix. La sidération est une sorte de mise en attente globale de la psyché et de l’organisme, qui fige l’instant traumatique et le refoule dans l’inconscient jusqu’a ce qu’une nouvelle maturité psychique permette peut-être plus tard, à la personne, d’en reprendre conscience avec l’opportunité d’essayer d’en sortir enfin. Le probleme étant que ce « plus tard » peut-être plus ou moins lointain et en attendant, faute de mieux, bien aprés le traumatisme lui-même, l’individu peut continuer à vivre, grandir et organiser sa vie, sans le savoir, autour de ce qui est désormais refoulé et profondément figé en lui. Quelque fois le phénomène est partiel, je me souviens des évènements, je peux même les nommer mais n’y sont plus connectées ni l’énergie ni les émotions.

Dans le cas des non-dits familiaux c’est le même processus sauf que l’injonction paradoxale intervient dans le fait de ressentir l’existence du trauma famillial mais avec l’obligation de ne pas en parler, de l’oublier et de faire comme si cela n’existait pas. Faire de ce que l’on ressent avec justesse, même confusément (surtout enfant), quelque chose qui ne doit pas exister ou être révéler, peut tout a fait entraîner une forme de sidération. Car, ce qui est figé pourra être enfoui ce qui permettra de vivre tant bien que mal dans ce climat famillial déléthère, malgré l’injonction paradoxal et son trauma sous-jacent.

Comment faire pour sortir de la Sidération ?

Pour sorti de la sidération il faut d’abord en prendre conscience bien-sûr, puis il faut accepter, avec le bon accompagnement, d’y re-rentrer. Y retourner volontairement se fait pas à pas et de maniére sensorielle en décrivant verbalement ce que l’on traverse pour le ré-aprivoiser progressivement. Ceci est délicat et se fait rarement en une seulle fois, car par essence cela implique de ressentir l’état et les conséquences d’un état traumatisant qu’on a pas pu digérer la premiére fois. Mais, par allers-retours progressifs dans cet état de sidération, la verbalisation des sensations dans le corps permet justement une remise en mouvement de la psyché, puis de la pensée. Comme le stress du corps a lui aussi été figé et bloqué à l’intérieur, la libération progréssive des émotions permet aussi la libération des énergies figées. Le cas échéant, les souvenirs éventuellements refoulées finissent eux aussi par remonter à la surface.

La sortie de la sidération entraîne le plus souvent l’entrée dans un autre phénomène plus ou moins intense: la confusion. Cette confusion est tout a fait normale puisque sortir de la sidération, s’est remettre en question et en mouvement une partie de son identité qui de manière invisible (inconsciente) c’était organisée autour de la sidération. Il s’agit quelque fois d’un profond remaniement des repéres sur lesquels on croyait fonctionner, d’où ce passage nécessaire de la confusion. Et tout comme la sidération, il va aussi falloir de la même manière, traverser et verbaliser sensoriellement (dans le corps) toutes les sensations liées à la confusion, pour pouvoir l’apprivoiser. En même temps que l’on traverse la confusion, et si le trauma et la sidération étaient liées à l’histoire familliale, alors remontent les questions et autres souvenirs restés jusque-là refoulé(e)s et sans réponses. Les questions s’accompagnent d’une liberation des ressentis et énergies émotionnelles associé(e)s. Au sortir de la confusion certains passages-à-l’acte, comme confronter sa famille ou ses agresseurs, semblent alors s’imposer comme la continuité logique de la sortie de sidération, et donc comme la possibilité enfin renouvellée de pouvoir agir de nouveau. Mais contrairement à ce que notre mental peut croire, se ne sont pas tant les réponses aux questions, que le fait de pouvoir enfin les poser et ainsi s’autoriser à ressentir toutes les émotions associées (qui se libérent en même temps avec ou sans les réponses), qui sont le signe d’un processus de libération en cours et donc d’une sortie de la sidération. Les réponses aux questions si elles adviennent ne sont que la cerise sur le gâteau…

P.A.M

« Richard le Renard ». Conte pour l’enfant intérieur.

Cabinet de Psychothérapie. 7 rue Pierre Haret, Paris 9. Conte pour l'enfant intérieur.
Cabinet de Psychothérapie. Au carrefour de Paris 8, Paris 9, Paris 17 et Paris 18

Richard est un renard, un fin limier de l’adaptabilité. Depuis petit déjà il s’adapte, et trouve tous les détours pour suivre les chemins que l’école et la société ont dessiné pour lui. Sur le tableau noir d’une vie sans espoirs tout est déjà tracé. Et s’il veut être aimé il faudra bien suivre ce qui a été décidé. Puisqu’il n’y a pas d’échappatoires, puisqu’on l’oblige à y croire et à oublier ce qui le fait rêver, puisqu’il a des capacités, il apprend bon soldat, à se taire, à plaire et  à faire, tous ses devoirs.

Renard sans savoirs, il se perd petit à petit dans les couloirs de la réussite et de la gloire, pour le pâle reflet de la lumière enamourée des stars, du strass, et des médailles sans mémoires. En grandissant Richard à réussi, il gagne des millions, et cours de poules en poules pour sortir de la foule. Richard à le melon, la tête comme un oignon, gonflé d’un orgueil sans nom, il tourne et tourne en rond. Coupé de lui même, dans la drogue, l’alcool et le sexe sans fond. Et le reste du temps, il travail. Dans sa « Boîte » il fait de l’argent, et brûle, brûle, brûle, tout son talent.

Richard s’est marié, et à trois enfants qu’il ne voit pas car il n’a pas le temps. Il cours, il vole, construit de grands projets pour surtout ne pas s’arrêter et se mettre à penser à tout ce temps qui cours, qui vole et qui lui non plus ne s’arrête pas de filer entre ses doigts. La pause est insensée, pas le temps de respirer et surtout pas méditer, se retrouver, cette partie de Soi oubliée, si loin déjà dans son passé.

Depuis son accident pourtant, à cinquante ans, depuis que l’espace d’un instant, son coeur s’est éteint, et son corps impuissant est tombé sans frein. Depuis ce moment il comprend, lentement, que réver aussi c’est tentant, qu’il peut être ivre de vivre et avancer tout en même temps. D’abords en colère, pestant de ce qui lui arrive, sa dernière attaque lui a fait lâcher prise. La mort, puissant calmant, met la pause à toutes les hégémonies, toutes les volontés d’entreprises.

Alors forcé, il a saisi chaque moment de rab’, chaque supplément de souffle. Pas après pas, le mort redevient vivant et dans son corps pour la première fois, il tient de nouveau la main de cet enfant oublié depuis si longtemps. A chaque précieux contact, il parle à cet enfant et lui chuchote doucement, des mots durs et exigeants tout d’abords, longtemps. Puis petit à petits, des mots charmants et de plus en plus souvent. Il en a fallu du temps pour se retrouver, le temps pour se rebeller, pour ruer et se cabrer sous la charge des responsabilités imposées. Il en fallu du temps pour chuchoter plutôt que de hurler, du temps pour écouter plutôt que de bruler, du temps pour s’arrêter et regarder, sentir, jouer, plutôt que d’agir pour agir, sans raisons et sans buts profonds.

Richard est retourné dans son terrier, là ou sont ses racines et ses affinités, dans une terre chaude et protégée. La vraie sécurité d’une terre qu’il peut enfin apprendre à cultiver. Il ne sait pas encore ce qui va y pousser, mais il aime à imaginer, il a retrouvé la patience et la curiosité. Face à l’immensité, l’inconnu devient possibilités et la peur devient sérénité. L’agitation c’est enfin calmée…

P.A.M

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A quoi sert le Burn-Out?

Cabinet de Psychothérapie. 7 rue Pierre Haret, Paris 9. Psychothérapie du Burn-Out, Comment sortir d'une impasse existentielle majeure...
Cabinet de Psychothérapie. Au carrefour de Paris 8, Paris 9, Paris 17 et Paris 18.

Quelle que soit sa forme, associé ou non avec une dépression, le burn-out est toujours le signe d’une rupture majeure dans la continuité de votre existence. Le burn-out veut dire littéralement, lorsqu’il vous arrive, que vous avez « brûlé » toutes vos réserves d’énergie vitale. Personnellement, je pense qu’il s’agit en fait d’un véritable système de sécurité de l’organisme, sorte d’avant-dernière tentative, avant la mort définitive, pour vous ramener à la raison. Que la mort en question soit existentielle (une vie de Zombie qui n’a plus le temps ni l’énergie pour l’essentiel, même si par ailleurs vous accumulez les succès professionnels…) ou réelle (mort du véhicule corporel), « ramener à la raison veut dire pour moi « vous obliger à prendre conscience du caractère catastrophique de votre situation existentielle (même en cas de confort financier) et vous obliger à vous recentrer sur des besoins plus essentiels à l’Etre que vous êtes ».

Ainsi, le burn-out, c’est tout votre corps qui vous informe d’un seul bloc, en vous coupant le « jus », qu’il n’a plus l’intention de vous laisser courir à votre perte dans cette course infernale dans laquelle votre mental dictatorial vous aiguille depuis déjà trop longtemps. Cette Energie de Vie est précieuse et il est temps de la rapatrier, en vous obligeant à la pause forcée, pour la réorganiser vers des directions de vie plus profondément signifiantes. Plus signifiantes que ce dans quoi vous placiez désespérément toute cette énergie, jusque-là. Ici, quel que soit le niveau de violence avec lequel vous vivrez ce passage de votre vie, il vous faut savoir que cet événement est le symptôme d’une transition obligée d’une manière de vivre qui va devoir s’arrêter et changer pour laisser la place à une manière plus accordée de vivre votre existence. Plus « a-corps-dée », c’est-à-dire vers une manière d’être plus en accord avec des principes et des nécessités profondes de votre Etre véritable, que vous avez manifestement négligé en vous depuis déjà trop longtemps.

La violence de la « claque » que vous venez de prendre est en général à la hauteur de l’aveuglement dans lequel vous viviez. Ce qui ne veut pas dire que tout dans votre vie doit être remis en question, ne jetez pas le bébé avec l’eau du bain, le changement peut et souvent doit être aussi progressif que la « baffe » a été radicale. Un arrêt brutal nécessite souvent une longue prise de recul pour digérer ce qui est en train de se passer. Si le message de pause n’a pas pu être entendu autrement que par une injonction et un arrêt violent du corps, indépendant de votre volonté, cela implique qu’il va vous falloir d’abord « ouvrir les yeux » et réévaluer cet arrêt brutal comme autre chose qu’une malédiction qui s’abat sur vous. Cette prise de conscience en soi seule est déjà, pour beaucoup, une étape difficile à passer, en plus des conséquences médicales éventuelles qu’il va falloir aussi traverser. Ici, souffrance, déni, frustration,  colère, apathie, et victimisation, pourraient bien être tout d’abord vos compagnons de lit. Et c’est seulement quand vous aurez commencé à lâcher un peu prise sur ce « grand malheur » qui vous arrive que vous pourrez passer enfin à l’étape suivante, à savoir « comment je fais maintenant pour faire face à l’incertitude de cette part d’inconnu qui me fait désormais face. A savoir, la suite de ma nouvelle existence… »

Entendez bien aussi que ce mur du burn-out, quelque fois pris à pleine vitesse, n’est absolument pas non plus une punition liée à je ne sais quelle faute que vous auriez commise. De même que ne pas avoir écouté les messages moins forts que votre corps vous avait déjà immanquablement  envoyé avant ce dernier grand clash n’est pas lié à une faute ou un déficit de votre part. Si vous n’avez pas pu entendre plus tôt et prendre en compte les différents « warnings » avant le crash, c’est que d’autres impératifs inconscients et pas forcément rationnels étaient alors encore trop puissants en vous pour que vous puissiez intégrer plus sereinement l’information. Qu’à cela ne tienne, maintenant que vous êtes « immobilisé » dans l’incapacité de retourner à vos excessives occupations habituelles, le travail d’écoute et de prise de conscience va enfin pouvoir se faire. Mieux vaut tard que jamais et rien ne sert de vous martyriser pour ne pas l’avoir fait plus calmement plus tôt. Si cela ne s’est pas fait, c’est que cela n’était tout simplement pas psychiquement possible avant. Mais ça l’est maintenant…

(à suivre…)

P.A.M

Qu’est ce que l’Hypnose?

Travail en Hypnose douce. Cabinet de Psychothérapie. 7 rue Pierre Haret, Paris 9.
Cabinet de Psychothérapie. Au carrefour de Paris 8, Paris 9, Paris 17 et Paris 18

Familiarisez-vous avec un phénomène naturel, la Transe et son application en psychothérapie. Parlons Hypnose!

La Transe Hypnotique est une fonction naturelle du corps et de l’esprit qui nous accompagne tout au long de notre vie. Elle fait partie de ce que l’on appelle les formes de conscience modifiée, au même titre que l’état de sommeil par exemple. Il est à noter que nous passons un tiers de notre vie à dormir, donc en état de conscience modifiée. Sans nous en rendre compte nous passons aussi beaucoup de temps en état de transe, comme lorsque nous conduisons ou marchons intuitivement vers un lieu habituel et connu, et que nous arrivons à destination sans même nous en être rendu compte. On appelle cela un état de Conscience modifiée par comparaison à l’état de conscience de veille classique qui est supposé être l’état général de référence. Pourtant il s’avère que si on additionne ces états de transe quotidienne, le sommeil et la notion d’inconscient Freudien, il s’avère que c’est plutôt l’état de conscience classique qui est minoritaire dans la gouvernance de notre vie.

Parmi ces différents états de conscience modifiée dans lesquels on pourrait ranger aussi la Transe Médiumnique et la Transe Chamanique, il existe donc une forme à part entière avec ses définitions propres, la Transe Hypnotique. Alors qu’elle passe complètement inaperçue dans notre vie quotidienne, elle prend tout d’un coup un relief très différent lorsque le phénomène est utilisé dans un relation thérapeutique, et plus impressionnante encore lorsqu’elle intervient dans une dimension de spectacle et donc volontairement rendue « spectaculaire ». Mis dans ces différents écrins le phénomène devient visible, mais souvent alors aussi surprenant et incompréhensible par manque d’habitude et de pratique consciente.

Donc le Psychothérapeute ou l’hypnotiseur de spectacle dans des genres très différents, n’ont absolument pas le pouvoir de créer l’hypnose, il ne font qu’utiliser en conscience un phénomène qui avec un peu de pratique est accessible à tous. Ensuite l’utiliser en particulier en psychothérapie va nécessiter une expérience et une pratique de plus longue expertise.

Le phénomène fascine donc et par méconnaissance peut faire peur. Navigation en eaux troubles pour certains, révolution de l’esprit pour d’autres, thérapie ou manipulation, il est temps de jeter un regard neuf sur une pratique, pour faire la part entre fantasme et réalité !

1) Vidéo en anglais pour introduire ce territoire étrange de l’hypnose.

2) Puis, pour mes amis francophones cette fois, toujours pour vous aider à défricher cet étrange monde de la transe hypnotique… Comprendre l’Hypnose.

3) L’HYPNOSE, qui utilise une forme d’état modifié de conscience trouve désormais sa sortie de disgrâce dans des usages de plus en plus variés du monde médical.  L’hypnose en milieu médical.

4) HYPNOSE & MUSIQUE en salle d’opération
C’est possible et ça marche! 

Faire une Psychothérapie? Qu’est ce que c’est?

Cabinet de Psychothérapie. 7 rue Pierre Haret, Paris 9.
Cabinet de Psychothérapie. Au carrefour de Paris 8, Paris 9, Paris 17 et Paris 18.

Les Psy font désormais partie intégrante de la pluspart des sociétés occidentales modernes. S’il était encore possible dans la génération de nos parents d’associer le psy uniquement à la folie et aux problèmes psychopathologiques graves, ce n’est heureusement aujourd’hui plus le cas. De nos jours je reçois quelquesfois certains ados qui consultent de manière complètement décomplexée, comme un passage chez le médecin en cas de bonne grippe. Les deux générations juste avant consultent assez facilement même si tous n’en parleront pas aisément à leur environnement. Certains couples d’une vingtaine d’années, dans leur premières années de relation durable, consultent rapidement dès les premiers problèmes, ne voulant pas attendre, comme leurs aînés, que les choses dégénèrent sur une dizaine d’années, avant de commencer à traiter les problèmes. Il semble qu’à chaque nouvelle génération, les prises de conscience soient plus rapides, plus « décomplexées » et donc que la première consultation soit plus facile à mettre en oeuvre. Même évolution en ce qui concerne la consultation des hommes (par rapport à celle des femmes) qui elle aussi a suivi le rythme des transformations sociales, au fur et à mesure que les papas se sont mis eux aussi aux couches et aux biberons… En 15 ans de pratique par exemple mes consultations d’hommes sont passées d’environ 20% (donc 80% de femmes..) à près de 35%. Les choses évoluent donc, beaucoup plus de gens consultent (plutôt dans des couches sociales moyennes ou aisées néanmoins..) et de plus en plus tôt. La psychothérapie de nos jours se dévoile dans toutes ses complexes simplicités, son accessibilité et l’explosion des propositions de méthodes et de praticiens (en tous les cas dans toutes les grosses zones urbaines).

1) Petite vidéo sympa pour dédramatiser la Psychothérapie. Une approche fun et grand public pour mieux appréhender le monde un peu « fou » des « psy » et des psychothérapies… Les deux premiers volets sont très sympa aussi…

PSYCHE #3 : Présentation des différentes psychothérapies!

2) Démystifier la Rencontre avec le Psy. Petit article pour dédramatiser le fait de vouloir rencontrer un Psy. Aujourd’hui, bien se faire accompagner face aux évolutions de la vie s’intègre parfaitement dans une stratégie d’écoute et de bien traitance personnelle.

Le psy, ce « héros » des temps modernes!

 

Qui sont les Psy ? Chapitre V, « le Psychothérapeute ».

Cabinet de Psychothérapie, Pascal Acklin Mehri, Psychothérapeute Paris. 7 rue Pierre Haret, Paris 9.
Cabinet de Psychothérapie Paris 9, Paris 8, Paris 17, Paris 18

Le psychothérapeute pratique comme son nom l’indique la psychothérapie. Il s’agissait il y a peu de temps encore d’un terme général non officialisé par un titre reconnu par l’État. C’est désormais chose faite, « Psychothérapeute » est maintenant un titre officiel qui ne peut plus être utilisé par n’importe qui sous peine de poursuites judiciaires.

Et comme aujourd’hui le titre de psychothérapeute est protégé légalement, il ne peut donc pas non plus (de la même manière que le titre de Psychologue et Psychiatre), être donné par n’importe qui. Il s’agit en général de formations et diplômes, prodigués par des organismes publics ou privés officiels.

Psychologues et psychiatres déjà orientés dans la pratique psychothérapeutique sont légalement associés au tire de psychothérapeute, on peut donc être psychologue psychothérapeute, ou psychiatre psychothérapeute, ou psychothérapeute tout court. Exception notable, le psychanalyste reconnu par une École de psychanalystes « officielle » est considéré au même titre qu’un Psychothérapeute bien qu’il n’ait pas de diplôme précis.

En plus de la psychanalyse qui est une psychothérapie parmi d’autres, il existe aujourd’hui une quantité foisonnante de techniques ayant chacune ces spécificités. Ici l’on retrouve les psychothérapeutes cognitivistes, énergéticiens, systémiques, gestaltistes, sophrologues, etc. et tous les médias (Corps, Parole, Groupe, Chant, Arts, Énergie, Animaux etc..) existent et sont susceptibles de produire de bons résultats s’ils sont en accord avec l’honnéteté et l’expérience réelle du praticien.

Ici, c’est la sensibilité personnelle de chacun qui doit vous guider dans une direction ou une autre, là encore le relationnel est primordial, un thérapeute et son modéle thérapeutique peuvent convenir parfaitement à certains et pas à d’autres. À chacun d’écouter plus profondément sa propre inclination. Il ne faut pas hésiter à rencontrer plusieurs «psy» pour se faire une idée et forger sa propre opinion.

 (à relire… Qui sont les Psy? » Chapitre I « les Psy’s »)

Qui sont les Psy ? Chapitre IV, « le Psychanalyste ».

Psychothérapie et Psychanalyse. Pascal Acklin Mehri psychanalyste Paris. Cabinet de Psychothérapie. 7 rue Pierre Haret, Paris 9.
Cabinet de Psychothérapie. Au carrefour de Paris 8, Paris 9, Paris 17 et Paris 18.

Le psychanalyste pratique la psychanalyse ou Analyse (on peut dire « faire une analyse ») qui est à soit seule une méthodologie thérapeutique comportant aujourd’hui de nombreux courants techniques et idéologiques différents. Bien qu’initialement la psychanalyse tire son prestige historique originel du mouvement fondé par les avancées théoriques et pratiques de Sigmund Freud, on peut faire aujourd’hui une psychanalyse jungienne, adlerienne ou freudienne (liste non exhaustive…) et vivre alors une expérience très différente.

Il faut savoir qu’il n’y pas de diplôme officiel de psychanalyste, bien qu’il y ait de nombreuses écoles privées qui peuvent accompagner dans cette formation personnelle. Ces « Écoles » de psychanalystes ne délivrent aucun diplôme mais plutôt une reconnaissance officielle qui aide à son tour à se faire reconnaître comme psychanalyste. Ainsi un psychologue peut être psychanalyste s’il en a fait la démarche, tout comme un psychiatre peut être psychanalyste, et on peut être psychanalyste tout court sans être ni psychiatre ni psychologue.

Le psychanalyste, pour être cohérent avec sa proposition thérapeutique, doit avoir lui-même suivi une analyse de plusieurs années et s’être formé en parallèle à un courant psychanalytique dans une de ces formations privées dont j’ai parlé plus haut. Le psychanalyste qui n’est ni psychologue ni psychiatre, peut être reconnu comme psychothérapeute, au sens légal protégé de ce terme (tel qu’il l’est aujourd’hui par la loi française), s’il est justement reconnu lui-même par un de ces organismes privés. L’organisme devant lui-même être «officiel», c’est-à-dire officiellement reconnu par l’Etat.

La psychanalyse en tant que technique thérapeutique, à elle seule, a fait, fait et fera encore probablement couler beaucoup d’encre. Vous avez peut être-déjà entendu le pire ou le meilleur, mais là encore, quelles que soient les légendes ou les images d’Épinal qui entourent les psychanalystes, la seule chose en définitive, qui sera déterminant pour vous, sera le type de rapport humain, le type d’échange que vous aurez avec le praticien.

 (à suivre… « Qui sont les Psy? » Chapitre V « le Psychothérapeute »)

Qui sont les Psy ? Chapitre III, « le Psychiatre ».

Cabinet de Psychothérapie. 7 rue Pierre Haret, Paris 9.
Cabinet de Psychothérapie Paris 9, Paris 8, Paris 17, Paris 18

Le psychiatre a suivi le parcours commun des études de médecine, plus une spécialisation en internat de psychiatrie. Il est donc le seul titre officiel qui peut légitimement s’accompagner de celui de « docteur », au sens de docteur en médecine. De ce fait, le psychiatre est aussi le seul dont la pratique peut entraîner un remboursement par la Sécurité Sociale. Néanmoins, il faut savoir que la fonction principale du psychiatre est celle du diagnostic support aux traitements des symptômes par les médicaments. En général son approche est donc médicale et axée sur une chimiothérapie (traitement par les molécules chimiques, anti-dépresseurs, anxiolytiques, psychotropes divers…). Ces molécules agissant directement sur le psychisme des êtres humains, il s’agit donc bien d’un travail de soin psychique.

Cependant, certains rendez-vous chez le psychiatre peuvent alors prendre l’allure d’un questionnaire de santé avec finalement un renouvellement ou un maintien d’ordonnance. Ceci peut avoir aussi toute son utilité médicale, mais ne répondra pas à votre attente si c’est d’une psychothérapie dont vous avez besoin. La chimiothérapie et la psychothérapie peuvent cependant être complémentaires et même quelquefois tout à fait nécessaires. Il suffit de garder à l’esprit (là c’est mon avis personnel…) que la médication devrait être destinée à une facilitation, une aide momentanée, une béquille nécessaire lors d’un passage plus ou moins difficile de votre vie, et non pas comme une fin en soi, ou un remède absolu qui sinon dans certains cas risquerait de vous enfermer à vie dans une consommation médicamenteuse.

Il faut aussi savoir, néanmoins, qu’en fonction de son parcours personnel et de cursus supplémentaires à ses études de base, le psychiatre peut lui aussi comme le psychologue, proposer d’autres types de psychothérapies comme par exemple la psychanalyse, l’hypnose ou n’importe quelle autre méthode issue de formation en organismes privés (Gestalt, Sophrologie, etc.). On peut donc rencontrer un psychiatre psychanalyste ou un psychiatre somatothérapeute, bref un psychiatre peut être aussi psychothérapeute si c’est le choix qu’il fait.

N’ hésitez pas à demander des précisions pour être plus au clair avec le travail auquel vous pouvez vous attendre.

 (à suivre… « Qui sont les Psy? » Chapitre IV « le Psychanalyste »)