Le Dégoût! Comment faire avec? Chapitre III ( y compris le dégoût de Soi…)

 

Psychothérapie du Dégoût, Psychothérapie de la Culpabilité, Psychothérapie de la Dépression, Psychothérapie de l'Angoisse.
Pascal Acklin Mehri, Psychologue Psychothérapie Paris

 Le Dégoût, comment faire pour l’apprivoiser?(Chap III)

Maintenant que vous avez lu les deux premiers chapitres (le Dégoût, a quoi ça sert?) vous êtes plus au clair avec l’intérêt qu’il peut y avoir de prêter un peu plus attention à vos ressentis de dégoût lorsqu’ils émergent à l’intérieur de vous. Parce qu’il s’agit d’un phénomène universel qui viens vous informer en profondeur sur un processus naturel capital qui va vous guider vers une plus grande connaissance, une plus grande conscience de vous même et de vos besoins authentiques. Reste à savoir maintenant comment faire pour prêter attention, et pour apprivoiser la sensation corporelle du dégoût, alors même qu’elle est en général, au début, plutôt désagréable, très désagréable voir  franchement insupportable…

1) Prêtez attention en toute sécurité en écoutant ce dont vous avez besoin comme conditions pour apprivoiser et traverser dans les meilleurs conditions possibles…

J’ai dors et déjà développé certains aspects de la méthodologie à suivre au Chapitre III de la question de l’Angoisse et Chapitre III de la question de la Culpabilité. Et de la même manière pour le dégoût, l’accueil se fait dans le corps une fois que l’on s’est placé dans une situation suffisante de confort et de sécurité, avec dans le meilleurs des cas un accompagnant, sinon sans. Il suffit alors de se laisser traverser en portant la meilleur attention possible à chaque bribe de sensation, et le voyage commence. Et que se soit désagréable ou agréable, chaque événement sensoriel même les plus en apparence contradictoires, font partie du voyage. Respecter vos rythmes personnels, si c’est trop insupportable, prenez un temps, une pause, accepter que les décrochages, quelques soient leurs formes (y compris toutes les interventions du mental qui cherche en général à vous divertir du pur ressenti en les interprétant ou les jugeant constamment…). Tout ce qui vous arrive est ok, même de ne pas y arriver, faite pause et retournez y plus tard dans ce cas. Apprivoiser veut dire se rapprocher par aller-retour, par réduction progressive de la distance avec vos émotions les plus intenses. De toute façon la répétition est une clé que vous pouvez soit décider volontairement, mais dans les meilleures conditions possibles, soit être condamné à subir avec toutes les répétitions intempestives de ces états désagréables, et ceci, souvent dans les situations les moins propices, telles que vous aviez l’habitude de les vivre jusqu’à présent.  

Progressivement par l’augmentation de la durée de l’état d’attention consciente portée aux sensations corporelles, (sans interprétations), cela peut suffire, quelque fois presque « magiquement », à en traverser les effets, comme on traverse une tempête. Ceci pour aller vers quelque chose de beaucoup plus calme par la suite, un lieu intérieur de plus grande sécurité avec la part de soulagement qui va avec. Comme je l’ai déjà dis, il pourra aussi être nécessaire de faire plusieurs traversées pour que les bénéfices s’installent plus durablement, mais vous verrez qu’à chaque fois, vous devenez comme un jeune marin, toujours plus habile à la manoeuvre. Il est d’ailleurs intéressant de constater qu’accueillir ses émotions et les traverser ou se laisser traverser par elles, est un processus qui renforce considérablement la confiance et l’estime de soi.

2) Prenez le temps de décrire le plus précisément possible ce que vous êtes en train de vivre dans votre corps et vos émotions, mettez une forme à vos sensations…

Dans ce processus d’écoute de Soi, il va être très intéressant, en même temps, de décrire ce qui se passe, pendant la durée d’entrée au contact attentif avec vos sensations corporelles. Que ce soit par l’écrit ou par la parole, ou tout mode d’expression (dessin, musique…). Cela vous aidera à maintenir votre attention et à mettre des mots ou des formes sur ce que d’habitude vous subissiez sans jamais, jusque là, avoir vraiment pris le temps de l’explorer. Chaque description, chaque métaphore ou mise en forme vous aide à reprendre un peu de maitrise de ce qui se passe. Un peu comme si au début pour commencer, vous mettiez enfin un drap qui lui donne forme, à cet invisible fantôme qui vous terrorisait. Désormais, il se peut qu’il vous fasse pour l’instant toujours peur, mais vous commencez désormais à le localiser  et le « voir » plus clairement, et cela change quelque chose…

Pour la partie description verbale, comme je le pratique en thérapie, il s’agit en gros de trouver des images verbales (métaphores) qui permettent de mieux décrire donc d’apprivoiser le phénomène et de le partager avec quelqu’un. Par exemple, dans le cas du dégoût, si je ressent de la nausée, je ne m’arrête pas là, et cela peut devenir: « c’est comme si quelque chose restait bloqué dans ma poitrine ou dans ma gorge, quelque chose qui voudrait sortir et qui pousse dans toutes les directions de ma gorge ». Plus on y passe de temps et plus cela peut devenir plus clair, plus précis, laissez vous conduire par les mots qui vous viennent, par exemple: « c’est comme si il s’agissait d’un gaz opaque dense et lourd, qui me pèse, c’est très désagréable, pas douloureux mais très gênant… » et puis un peu plus loin, l’attention suivant l’évolution des sensations, la description devient encore plus claire:  » Cela devient plus chaud, ça pousse avec un gout âcre et acide, je sens que cela me donne envie de vomir.. » et puis encore un peu plus loin « je ressens de la colère, et de l’impuissance, comme un blocage, une membrane, dans ma gorge qui empêche que cela sorte… ». Notez qu’à chaque instant il peut y avoir des « va et vient » comme des formes de rapprochement ou d’éloignement avec les sensations ou émotions, ce n’est pas grave, c’est normal, votre organisme, votre psyché apprivoise par allers/retours… 

3) Où l’on peut passer des mots aux images, et des images à l’imaginaire inconscient…

Expérimentez par vous même, laissez vous un peu surprendre et voyez où cela vous amène. Et quand vous en êtes là de votre processus d’écoute, pour passer de la métaphore verbale aux images, il n’y a qu’un pas… C’est pourquoi maintenant nous allons développer ici un aspect complémentaire de tout ce processus d’écoute,  qui concerne le travail sur les représentations imaginaires en liens avec les sensations corporelles. Ces représentations imaginaires sont des productions de l’inconscient qui vous aide, si vous acceptez de vous laisser surprendre et guider par elle, à organiser et métaboliser, vers des possibilités de solutions, tous les processus corporels énergétiques et émotionnels par lesquels vous allez accepter de vous laisser traverser. Ce ne sera pas forcément le cas pour tout le monde, mais les images mentales qui vous viennent dans de tels moments peuvent devenir un formidable atout si vous ne forcez rien et que vous les laissez vivre et évoluer d’elles-même. Par exemple, souvent quand la personne en face de moi est déjà dans le processus, je lui demande de laisser venir dans son imaginaire, les images qui pourraient le mieux correspondre à ce dont elle à besoin au vu de ce qu’elle vient de me décrire de ce qui se passe dans son corps.

Si nous reprenons l’exemple lié au dégoût de tout à l’heure, au moment ou le besoin de vomir se fait plus fort, cela pourrait donner par exemple:  » je me vois en train de vomir toute mes triples, sur la table de repas familiale, sur le pieds de mon boss ou sur mon lieu de travail… ». Ici aucunes images même les plus irrationnelles ne sont malvenues du point de vue des bienfaits thérapeutiques et du soulagement qu’elle apportent, ainsi: » Je me vois me transformer en une espèce de dragon et je crache du feu ou de la lave tout autour de moi ou sur une personne précise… ». Pour ceux qui ne l’ont pas encore vécu, vous n’imaginez pas comme cela peut faire du bien de se relâcher ainsi ouvertement dans son imaginaire. Bien sûr il se peut, du fait de culpabilités résiduelles plus ou moins importantes, qu’accepter de se voir emporter dans de telles scènes imaginaires, pourtant salvatrices, soit difficile au début. Il n’y a, là encore, rien à forcer, rien à plaquer, on laisse faire et cela vient ou cela ne vient pas. C’est de toute les façons parfait, votre inconscient se fait toujours le reflet de là ou vous en êtes et il ne vous emmènera pas au delà de ce que vous êtes en mesure d’assumer. Et si il vous faut plus de temps et d’autres allers/retours, alors ainsi-soit-il. Par exemple, vos images intérieures, en accords avec vos émotions et ressentis, face à la même situation d’envie de vomir, peuvent devenir: » je me vois avec une sorte de bâillon en caoutchouc (ou tout autres matières…) qui me barre la bouche et une moitié du visage et rien n’arrive à sortir, je sens que j’ai du mal à respirer, j’ai l’impression d’étouffer… » alors OK, cette image à au moins le mérite de faire le Polaroïd de l’état des lieux, une mise en forme très claire de la problématique qui vous permettra enfin de trouver une solution un peu plus tard dans la séance, ou lors d’une autre tentative. Ce qui deviendra alors par exemple, à un autre moment: « il y à des ciseaux qui apparaissent et qui coupent le bâillon, un énorme cri sort de ma poitrine et je vois comme un grand courant d’air qui balaye la scène sans blesser personnes, cela me fait du bien, je me sens comme rassuré, beaucoup plus calme.. » etc… etc… il n’y a pas de limites à ce type de voyage, vous irez toujours là ou vous aviez profondément besoin d’aller même si vous n’en aviez pas clairement conscience.

4) Essayez par vous même, il n’y a que le premier pas qui compte…

Maintenant, vous avez les bases, le reste nécessite d’expérimenter par soi-même, à partir d’un dégoût, bien sûr, mais aussi pour n’importe qu’elle sensation ou émotion de départ. Je pourrais vous décrire à l’infini le type d’images et de descriptions qui viennent aux personnes et qui ne cessent de m’émerveiller tant le pouvoir créateur de chacun est ici à l’oeuvre dans sa très grande puissance de métabolisme, de guérison et de réconciliation avec Soi m’aime. Je développerai ailleurs la question des états de conscience modifié qui peuvent accompagner de manière très naturelle ce type de travail. Ces état que l’on va résumer pour l’instant sous le terme de ‘transe’, ne sont pas à craindre et, au contraire, sont capital pour l’évolution des personnes. Ce sont des états, que je préférerai personnellement appeler « états de conscience augmenté » et qui sont une porte extraordinaire sur des mondes inconscients qui n’attendent que notre exploration et notre ouverture d’esprit pour nous aider à mieux évoluer dans nos vies…

NB: J’ai parlé d’inconscient, mais comme je suis ouvert spirituellement à beaucoup de systèmes de représentation, vous pouvez, dans le type de travail que je propose, transposer tous les types de croyances personnelles qui sont les vôtres. Car peut être bien que lorsque je dis que votre « inconscient » vous souffle les solutions, (si vous acceptez de lui prêter attention), rien ne dit que ce qui souffle n’est pas ce que l’on appelle un Esprit, un Guide, une Entité, un Ange ou finalement tout simplement le « Principe Divin » qui est à l’oeuvre en chacun de nous. (à méditer…)

NB: dernière choses, et je vous laisse y réfléchir aussi.., dans mon expérience, il s’avère que la nausée, en langage « inconscient », est souvent l’alter ego du terme « n’osez »…

P.A.M

à relire… A quoi sert le dégoût? Chap I

Culpabilité, comment faire avec? Chapitre III

Cabinet de Psychothérapie. 7 rue Pierre Haret, Paris 9. Psychothérapie de la Culpabilité
Cabinet de Psychothérapie. Au carrefour de Paris 8, Paris 9, Paris 17 et Paris 18. Travail Emotions Culpabilité, Anxiété, Angoisse

Culpabilité, Chapitre III

Comment traverser la crise de culpabilité?

Si vous avez bien lu les deux précédents chapitres, vous voilà un peu plus conscient que vos crises de culpabilité manifestent en fait des niveaux plus ou moins intenses de la contradiction émotionnelle interne dans laquelle vous êtes. Ceci, face à un choix, une décision ou un positionnement. Une fois que vous savez cela, alors comment faire? Comment traverser ces crises de culpabilité?

Une chose est sûre, face à une contradiction interne, la crise est inévitable et il faut partir du principe que lorsqu’elle arrive, il vaut sincèrement mieux faire de son mieux pour l’apprivoiser et la traverser, plutôt que désespérément essayer de lutter contre ou la mater (ce qui l’obligera à revenir plus tard, de manière répétitive et renforcée). Ces crises et leur dépassements sont en fait, la saine et véritable manifestation d’un passage à la maturité, non plus comme un adulte formaté, mais comme un être humain capable de se remettre en question, de prendre un recul sur ses émotions en acceptant de toutes les vivre comme importantes, quelles soient agréables ou désagréables. Bref tout cela pour nous permettre d’aller à chaque fois vers un être humain un peu plus évolué…

Alors voilà, dés que l’on accepte de reconnaitre puis de regarder en face sa contradiction/culpabilité, les choses peuvent enfin commencer à changer. Il s’agit en fait, en y apportant l’attention nécessaire, de commencer à passer petit à petit d’une philosophie de « l’un OU l’autre » à une Philosophie de « l’un ET l’autre« . Pour cela, la porte de passage est très simple à emprunter mais pas toujours agréable dans un premier temps. Il s’agit de mettre enfin votre attention sur ce que vous appelez « culpabilité ». C’est à dire avant tout, quelque chose qui est en train de se passer dans votre corps et qui justement, tente plus ou moins intensément d’attirer votre attention. Certaines techniques thérapeutiques modernes comme NERTI ou TIPI sont une forme pratique et éfficace à ce que je suis en train d’expliquer ici. Prêtez attention à ce que le corps est en train de vous dire et le travail de métabolisme naturel du corps (la brillante intelligence du vivant) va pouvoir reprendre sa capacité bloquée dans l’enfance ou l’adolescence à métaboliser et à digérer les émotions restées depuis si longtemps agglomérées en vous.

Pour cela, soit au moment de la crise, soit après coup en y repensant, il faut d’abords se mettre en situation de « sécurité » pour pouvoir écouter son corps (et donc s’écouter Soi m’aime) dans les meilleurs conditions possibles. La notion de « sécurité » est très relative à chacun, et pourra par exemple impliquer d’être accompagné dans cette expérience, au moins au début, par une personne bienveillante et expérimentée. Mais ce n’est pas une obligation et le phénomène pourra aussi bien fonctionner en le pratiquant seul. Laissez vous guider par votre intuition pour savoir quelles sont vos besoins spécifiques pour vivre cette expérience dans les meilleures conditions possibles. Maintenant, de manière assez générale, pour se laisser traverser par des sensations qui sont souvent au départ désagréables, il faut être « confortable », c’est à dire bien installé et suffisamment isolé de toutes interactions intempestives. Une fois que cela est fait, il vous suffit d’accepter de vous laisser guider par vos sensations corporelles qui sont le support de votre « culpabilité » et qui manifestent vos émotions contradictoires.

Ces émotions qui au début semblent irréconciliables doivent être écoutées tout d’abords dans le brouhaha indistinct qu’elles manifestent au travers de la crise de culpabilité. Ici chaque sensation est digne de respect et d’attention, la boule dans le ventre, le noeud dans la gorge, les contractions musculaires, contractures, brulures, picotements divers et variés, les mains moites etc… Quoiqu’il vous arrive, y compris le coeur et les poumons compressés, voir la suffocation pour certaines personnes, il s’agit d’une tempête à traverser mais qui d’expérience avec le temps se résout toujours par un soulagement et un bien plus grand calme intérieur. Votre inconscient est toujours au manettes il ne vous fera pas vivre ce que vous n’êtes pas en mesure de traverser. La plupart du temps vous connaissez  déjà bien la première étape des sensations de culpabilité mais vous n’êtes jamais allez au-dela car la réaction à toujours été la fuite, et soit vous réussissiez à refouler, soit vous restiez coincer sur la durée dans cette première intensité désagréable.

Cette fois l’idée c’est de rester et d’explorer la tempête comme le ferait un bon scientifique en ne faisant que recueillir et accueillir les faits, ceux des sensations du corps (laissez tomber les interprétations intelligentes et si votre mental s’invite, ne l’empêcher pas, mais juste essayer de le regarder comme un vache regarderait un train passer…). Sachez qu’il vous est possible d’interrompre l’expérience à tous moment si cela vous semble nécessaire, vous y reviendrez plus tard ou une autre fois si les conditions sont plus favorables (il vous suffit de refaire tout naturellement ce que vous aviez l’habitude de faire avant pour « échapper » à cette culpabilité). Les premiers essais peuvent être les plus difficiles, mais chaque contact conscient avec le phénomène vous en apprends un peu plus sur lui, vous le rend moins impressionnant et vous permettra à chaque pas d’entrer un peu plus en lui. C’est  à dire en vous même et donc de l’apprivoiser un peu plus. Il ne s’agit pas d’une compétition ou d’un forcing, il faut accepter qu’à chaque jours suffit sa peine, et si vous tombez sur une limite qui vous semble indépassable sur le moment, lâcher l’affaire, c’est le mieux que vous puissiez faire aujourd’hui. Notez que c’est souvent aux endroits ou cette méthodologie bloque lorsque vous la pratiquez seul qu’il peut être nécessaire de la pratiquer accompagné par quelqu’un qui connait déjà le chemin et qui l’a déjà pratiqué.

Avec l’accompagnement bienveillant et suffisamment expérimenté, il vous suffit cette fois en plus de ce que vous faisiez seul, de partager votre expérience sensorielle en décrivant chacune des sensations que vous percevez, en restant le plus descriptif possible (c’est à dire ancré uniquement dans votre corps) et le moins interprétatif possible (c’est à dire le moins dans le mental possible). La description et le partage, au fur et à mesure de ce que vous découvrez en vous-même lors de votre traversée, aide à soutenir votre attention sur vous même. Et c’est cette attention sur vous même, qui est le moteur et le fuel dont votre corps à besoin pour développer sa capacité d’auto-guerrison. Dans le cadre thérapeutique que je propose, je rajoute en plus, la possibilité de laisser vos images intérieures (liées plus à votre imaginaire qu’à vos pensées…) vous guider, en même temps que vos sensations, vers l’élaboration de solutions inconscientes qui accompagnent la résolution de vos contradictions internes (je développerai cela ainsi que la question d’une éventuelle transe hypnotique additionnelle, dans de prochains articles..). Ce type de travail est axé sur les ressources naturelles de votre corps/psyché, et ne nécessite absolument aucunes réflexions intellectuelles sur l’origine historique de vos contradictions internes, ni de connaissances techniques particulières sur les processus psycho/biologiques mis en oeuvre ici. Même si il est possible que vous passiez, par ailleurs, quand même, incidemment dans ce processus, par des prises de conscience clairvoyantes sur votre situation de vie personnelle.

Que vous pratiquiez seul ou accompagné, le résultat, essais après essais (souvent dés la première fois) est le rééquilibrage interne, la réconciliation émotionnelle (le fameux « l’un et l’autre » dont votre psychisme à besoin pour avancer…). C’est le moment où symboliquement, sans que vous ayez réellement besoin ensuite de dire le moindre mot, l’enfant intérieur se relève et fait face à l’autorité (parents ou société). En continuant à lui prêter cette attention qui le porte, cet enfant en vous, peut alors enfin assumer de faire comprendre qu’il ou elle ne fait pas ce qu’elle fait, ou qu’elle à besoin de faire, pour nuire, faire du mal ou désobéir, mais parce que c’est son intuition profonde que c’est le meilleur choix pour lui-même, que c’est par ce chemin d’expérience qu’il doit passer et que si ils l’aiment comme lui les aime, ils l’accompagneront du mieux qu’il peuvent dans sa réalisation, et sinon, il ira de toute façon là où il doit aller car il ne peut peut pas en être autrement…

Sortir des dualités contradictoires qui nous bloquent, est ce que l’on fait naturellement et régulièrement dans tous les endroits où l’on ne ressent justement plus de culpabilité car on ressent de manière beaucoup plus claire la justesse de  ses choix ou de ses actes (à ne pas confondre avec les personnes qui se coupent de leurs ressentis et dont certaines peuvent aussi se couper de toute culpabilité…). Hors, comme toute « dualité », les oppositions intérieures que nous vivons entre nos représentations et nos émotions, entre nos émotions elles même, sont essentiellement issu de l’hypertrophie et de la dictature de notre mental. Celui ci ne pourra donc pas  vous aider à résoudre des problèmes qu’il a lui même participer à créer. Sortir du mental par le biais de l’écoute du corps est donc la solution rêvée et naturelle pour accueillir sa culpabilité et lui rendre, par l’attention qu’elle mérite, un peu plus de cette bienveillance qui seule peut lui redonner consciemment sa capacité à nous informer et nous guider vers des seuils nouveaux de notre évolution personnelle.

Bon Voyage!

P.A.M

A relire : »Culpabilité à quoi tu sers? Chap I »

A quoi sert le Dégoût? Chapitre Deuxième.

Psychothérapie du Dégoût, Psychothérapie de la Culpabilité, Psychothérapie de la Dépression, Psychothérapie de l'Angoisse.
Pascal Acklin Mehri, Psychologue Psychothérapie Paris

A quoi sert le Dégoût? Chapitre Deuxième.

Dégoût et Loi Universelle!

Le Dégout, en règle générale, est associé dans sa représentation psychologique, au rejet et à la distanciation. Son corollaire « positif » est l’Attraction qui mène souvent vers une représentation psychologique du désir et de l’appropriation. Ainsi, le couple dégout/attraction est facilement associé avec le couple rejet/désir. Ce qui en langage mental peut vite être traduit par « je suis aimé » ou « je ne suis pas aimé ».

Notez que l’attraction que l’on ressent ou suscite, peut être quelque fois aussi difficile à recevoir que le dégoût que l’on vit ou dont on fait l’objet. Et ceci est dû justement au fait que l’on les associe implicitement aux couple rejet/désir, ce qui ramène en fin de compte, toujours et encore à la question de base, « être ou ne pas être aimé ». Remarquez au passage que quelque soit le mot, aimé, désiré, rejeté, son association avec la question « être ou ne pas être » lui donne une résonance existentielle particulièrement dramatique selon le degré d’adhérence à cette association. Si je pense que ressentir du dégout au contact de quelqu’un, cela implique de le rejeter et donc de nier son existence, cela devient un traitement violent que je ne veux ni subir ni faire subir. Et me voilà coincer avec une émotion puissante que je ne peux que refouler ou exprimer violemment. Ce type d’impasse est particulièrement énergi-vore et dépresso-géne.

Alors arrêtons nous un instant et parlons de répulsion au lieu de dégout. Ce sont deux mots qui s’associent parfaitement, car la répulsion exprime encore beaucoup plus complètement, dans sa dimension corporelle, ce que le dégout provoque en nous intuitivement, dans nos tripes, du besoin de repousser ou de s’éloigner de quelque chose ou de quelqu’un. Nous voilà avec une autre version de notre couple Désir/Rejet qui serait alors Attraction/Répulsion. Hors il se trouve que le phénomène d’Attraction/Répulsion est à la base autant de notre Système Solaire que de l’organisation et équilibre Atomique. Que se soit sur le plan Macro-cosmique des planètes ou micro-cosmique des molécules et atomes, tout trouve sa cohérence sur de savante interaction d’attraction et de répulsion. L’être humain constitué d’atomes et existant sur une planète au milieu d’un Univers, est inévitablement aussi le jouet de ces interactions internes et externes. On parle de l’Attraction Universelle qui est un phénomène qui n’existe obligatoirement que couplé avec un phénomène tout aussi universel de Répulsion. Comme le mental humain est branché sur une vision artificielle du positif et du négatif, on ne parle jamais du phénomène de Répulsion Universel. Pourtant l’un ne va pas sans l’autre, pensez un instant que si il n’existait que de l’attraction, tout serait très vite agglutiné en une masse de plus en plus informe et compacte, une fusion, incompatible avec la vie.

Selon moi, Désir et Dégoût sont le pendant des lois universelles de l’Attraction et de la Répulsion. Dans leur version psychologique malheureusement elle prennent, chez l’humain, par le filtre du mental, une teinte positive ou négative. Mais a-t-on jamais vu la Terre se plaindre de la distance que la Lune à prise ce soir là, et que se passerait t-il si les deux n’était qu’attirées l’une par l’autre? Ou encore si une molécule pouvait se sentir mal car d’autres molécules n’ont pas voulu interagir avec elle ?!? Dans la nature, le couple Attraction/Répulsion est un phénomène parfaitement adapté au fonctionnement de l’Univers. Nous faisons partie de cet Univers, comment pourrions nous considérer ce phénomène autrement que parfait pour nous aussi?

Et si, comme toutes les émotions qui nous traversent, le sentiment d’attraction ou de répulsion était l’expression de phénomènes d’une portée bien plus puissante et importante qui dépassent de loin la pauvre interprétation psychologique responsable de nos principales difficultés, à les vivre plus librement et plus simplement?! Comme je l’avais déjà souligner dans l’article précédent, si l’on enlève la représentation moralisante « négatif ou positif » alors on se retrouve uniquement avec un phénomène universel à écouter absolument. Car écouter et prêter attention résout instantanément cette putain d’équation « être ou ne pas être ». Il n’y a plus de question dés que je suis présent à moi même car dés que je ressent, je suis! Et si je suis dans l’instant présent de ce que mon corps, et l’univers au travers lui, m’informe, je suis alors au contact de la seule information qui me soit capitale (infiniment plus importante que le 20h…) pour suivre ou reprendre la seule direction nécessaire de mon existence. Si je suis mal (mal être) ce n’est donc pas parce que je ressent du dégout ou de l’attraction, mais parce que je ne sais pas (ou plus) accueillir sans juger, l’inconfort premier d’une énergie puissante qui me traverse, pour la laisser me guider dans la direction d’une réalisation plus profonde de moi même.

Changer de cadre de représentation est souvent en psychothérapie la base nécessaire pour débuter un changement dans sa vie. Et si pour débuter ce changement vous acceptiez de regarder vos émotions, et même le dégout, dans un cadre et un point de vue radicalement différent de celui qui mène à « lutter contre »? J’espère avoir contribué à ma manière à vous aider à aller dans ce sens. Alors quand vous ressentirez du dégout, la prochaine fois, rappelez vous que, comme dans l’espace intersidéral ou dans l’infiniment petit, si je m’éloigne de quelque chose, c’est obligatoirement que je me rapproche d’autre chose, même si je ne sais pas encore ce que c’est. Et chez les humains cela veut dire s’éloigner du connu auquel on se croyait attaché pour se rapprocher de l’inconnu auquel on aspire même secrètement…

à bientôt,

P.A.M

à relire… « A quoi sert le Dégoût », Chapitre Premier.

A quoi sert le dégout? Chapitre Premier.

Psychothérapie du Dégout, Psychothérapie de la Culpabilité, Psychothérapie de la Dépression, Psychothérapie de l'Angoisse.
Pascal Acklin Mehri, Psychologue Psychothérapie Paris

Psychothérapie du Dégout !

Si vous avez l’habitude de lire mes articles vous commencez à comprendre que l’Estime que je porte au Soi m’amène naturellement à respecter tout ce qui nous vient de l’intérieur, tel que cela se manifeste dans le Corps, comme une source de guidance. Et même si, son premier effet est désagréable et non souhaité, comme la douleur ou la maladie, cette guidance ne nous veut que du bien et ne sert, si on apprends à l’écouter et l’apprivoiser, que le meilleur. Il s’agit toujours, pour l’inconscient et le corps, de nous emmener vers une plus grande conscience de nous même.

Ainsi comme je l’ai déjà écrit, la Douleur, l’Angoisse, la Dépression, la Culpabilité, ne sont ni un défaut, ni une erreur, ni une punition, mais de puissants et salvateurs signaux d’alerte mis à notre service par la Nature. « Lutter Contre », qui est la stratégie actuellement et malheureusement la plus répandue, est alors le ticket perdant d’un voyage sans issu. Plus vous lutter contre un phénomène naturel plus vous le renforcer car l’univers sera toujours plus fort que votre représentation mentale du bien et du mal. Plus vous « lutter contre » et plus vous dite secrètement à ce message intérieur universel que vous décidez de ne pas l’écouter, de le dévaloriser et de n’en faire qu’a votre tête. N’en faire qu’à sa tête, en langage d’une humanité déconnectée d’elle même, c’est souvent à dire que l’on ne veut fonctionner que selon les schémas stéréotypés d’un mental qui ne veut reconnaitre ni Dieu ni maître et se faisant, par manque d’humilité face à la puissance de tout ce qu’il ne maitrise pas, se précipiter la tête la première contre le mur de ses prétentions. Ici vous avez le résumé du cercle vicieux d’une humanité en détresse, qui plus elle lutte contre les messages internes qui pourraient la guider vers ses aspirations plus profondes, et plus elle se déconnecte, et plus le message augmente en violence (douleur, angoisse, culpabilité, crise etc…) et se renforce.

L’autre attitude, plus humble à mon avis, c’est de commencer à accepter les messages même si ils nous sont désagréables et de commencer à envisager qu’ils recèlent peut être une vérité qui nous serait bien nécessaire pour avancer de manière plus évoluée et plus consciente dans notre existence.

Dans cette optique, observons par exemple aujourd’hui le « DÉGOÛT ».

Dans la logique que je propose, qu’elle pourrait bien être l’utilité du dégout? L’approche classique à laquelle toute monde est habitué, en fait généralement une sensation considérée plutôt comme négative, et donc un vécu que l’on va vouloir fuir, ou lutter contre, surtout si l’on juge non avenu ou immoral, voir incompréhensible, de ressentir cela.

Qu’en est il alors si on examine le dégout sous le prisme d’un regard plus positivement respectueux? Tant que cela concerne un détritus sur la chaussée ou de la nourriture frelatée, on comprends l’utilité du sentiment de dégout qui nous permet simplement de nous éloigner d’une situation ou d’un aliment néfaste pour notre organisme. Mais si cela concerne une situation qu’on ne peut éviter comme son lieu de travail, ou des personnes de sa famille ou de son couple que l’on est sensé aimé, cela peut même se doubler d’un sentiment de culpabilité qui rend le vécu encore plus désagréable. Bien sûr, comme je l’ai expliqué plus haut, dégout et culpabilité augmentent, soit en « sourdine » (avec des évitements inconscients…) soit « bruyamment » par des symptômes divers, au fur et à mesure que l’on tente la carte de l’oubli, de la répression ou du refoulement. Car travail, patron, conjoint ou famille sont en général liés à des situations que l’on ne peut éviter indéfiniment et dont la confrontation est amener à se répéter régulièrement jusqu’à ce qu’un véritable changement conscient s’exprime d’abords et se réalise ensuite. Alors, si l’on enlève la notion morale de bien ou de mal, pourquoi donc face à une situation de vie ou un être humain ( étranger ou connu, amical ou inamical…), le dégout ne serait pas, là aussi, la manifestation saine d’un besoin d’éloignement qu’il serait tout aussi important de valoriser. Et donc pourquoi ne pas considérer le dégout de la même maniére que le dégout d’un aliment pourri qu’il serait autrement dangereux voir toxique d’introduire dans son organisme ou dans son environnement?

Bien sûr, quand il s’agit, d’un collègue, d’un ami, de son boss, de son couple ou de sa famille, il est plus difficile d’accepter le dégout à cause des conséquences contradictoires que cela peut entraîner, ou que l’on imagine que cela entraînerait. Pourtant si dégout rime avec besoin d’éloignement, cela n’implique pas forcément ni conflit, ni séparation définitive (quelque fois oui…). Une fois écouté et mieux accepté, cela peut être tout simplement momentané, ou le redevenir. Ainsi on peut reconnecter avec des besoins ponctuels d’éloignement qui ont finalement pris la puissance du dégout car on les a peu ou pas écouté jusqu’à présent. De la même manière il peut s’agir du signal d’alarme d’une non écoute prolongée de certains besoins fondamentaux qui définissent les conditions dans lesquelles la rencontre avec ces personnes, lieux ou situations seraient possibles. La nausée ou l’envie de vomir sont souvent liées à des choses mal digérées, mal métabolisées, coincées comme une boule dans la gorge entre non intégration et non expression. Envie de vomir et envie d’exprimer refoulé, sont indissociables dans la sensation de dégout.

Bien des « choses » peuvent être ainsi secrètement à l’oeuvre derrière une sensation de dégoût. Qu’est ce qui me rebute dans mon travail que je pourrais commencer à adapter en écoutant les besoins qui se cachent derrière ce « dégout »? Il ce peut que je n’accepte pas qu’il est temps de changer, car j’ai par exemple peur du changement, mais à force de tergiverser, la pression inconsciente intérieur devient de plus en plus forte. Quels sont les besoins que je n’écoute pas quand je vais voir tel ou tel de mes proches, à commencer par: « avais je vraiment envie de le ou la voir ce jour là? ou de les voir tout court en ce moment? Peut être que j’ai peur qu’il ne m’aime plus ou qu’il se sente rejeter et blesser si je ne répond pas à la demande, ou tout simplement que je ne peut pas admettre le mal qu’ils me font car un éloignement impliquerait que je me retrouve seul. Combien de fois et depuis combien de temps ne me suis je pas autoriser à dire « non » même si c’est mon boss ou quelqu’un d’autre que j’aime? Peut être que dire « non » et affirmer mes besoins est pour moi synonyme de conflits et de complications, alors je m’éloigne de moi même pour ne pas faire de vague et mon sentiment de dégout pour telle personne, telle situation, ou moi même, augmente avec ma négation de tous ces besoins existentiels élémentaires.

Et puis lorsque cela arrive et que l’on est pris par surprise, on se demande d’abord pourquoi le dégout peut il émerger avec un travail ou des personnes que l’on est sensé aimer? Par ce que, même si vous adorez les spaghetti bolonaise, ou la glace au chocolat, le sentiment de rejet et de dégout viendra immanquablement si l’on vous force (ou que vous forcez vous même) à en manger plus que de raison, ou quand ce n’est pas le moment ou tout simplement que vous n’avez pas faim. Ce sont les conditions dans lesquels on les reçoit qui peuvent entraîner un rejet profond même des plus beau cadeaux. Si dégout il y a, alors, dans la logique où notre corps ne s’exprime pas pour rien, il est clair que ce que l’on vous propose, même un « cadeau », n’est pas fait pour vous ou que les conditions dont vous avez besoin ne sont pas réuni pour pouvoir digérer et accueillir les choses d’une manière plus bénéfique. Et, par votre corps, votre inconscient est votre meilleur guide pour savoir ce qui est bon pour vous. Et si votre dégout se porte sur le magnifique séjour au ski offert avec beaucoup d’amour par votre adorable grand mère, ou le nouveau poste à responsabilité sur lequel tous vos collègues saliveraient, il va falloir écouter, même si les autres et vous même avez du mal à comprendre pourquoi.

En résumer, et pour simplifier, écouter son dégout revient à mieux définir ses besoins, dont celui d’éloignement, en même temps qu’une meilleur définition des conditions de bonne acceptation d’un événement ou d’une situation, ou d’un rapprochement possible avec une ou des personnes. Dans le cas par exemple d’un parent ou ami avec lequel le lien est fort mais aussi « toxique » cela peut être tout simplement, si l’on doit se voir, de le faire dans un lieu et pour une durée qui vous convienne le mieux possible. Limiter et circonscrire les conditions d’exposition à ce qui génère le dégout peut suffir à en diminuer l’intensité car « l’alerte » aura été écouté. Si le dégout persiste c’est que vos besoins fondamentaux concernant cette situation ou cette personne, n’ont pas encore été mise à jour.

La difficulté suivante, c’est qu’une fois que l’on commence à prendre conscience de son dégout, et de l’importance de ne pas aller à l’encontre de ce signal primordial, reste encore l’art et la manière de le valider auprès des autres et surtout quand les personnes concernées sont importantes ou proches. Il y a bien sûr une différence entre, « écouter » son sentiment de dégoût et dire à quelqu’un « tu me dégoutes!!! », et s’écouter et dire « je ressent qu’en ce moment ce n’est pas ce dont j’ai besoin! ». Et même si c’est mon boss, mon conjoint ou mes parents, si vous prenez le temps de valider votre dégout, ce n’est plus qu’une question de temps, avec l’expérience, pour trouver la forme la plus adéquate, la plus respectueuse de vous même et de l’autre, pour exprimer ce que le dégout a révélé. Ici, la sensation de dégout qui vous a ouvert les yeux n’a plus besoin d’être partagée, et avec un peu d’exercice de confiance en Soi, cela peut devenir « ce ne sont pas les conditions de travail que je souhaite », « je vous aime mais je ne viendrais pas vous voir ce weekend, car j’ai absolument besoin de ce temps de repos seul avec moi même ou avec d’autres personnes », « vous êtes mon père ou ma mère, mais la difficulté actuelle de nos relation implique que je prenne mes distances pour un temps », « je ne remet pas en question votre autorité de directeur, mais je ne peut accepter que vous me manquiez de respect de cette manière » ou encore « j’aimerai beaucoup répondre à votre demande, mais cela nécessiterai certaines conditions qu’il va d’abords falloir réunir » etc… de tels résultats n’arrivent que lorsque vous avez pris le temps du recul, de l’acceptation et de la transformation de l’information existentielle portée par votre dégout…

P.A.M

à suivre… A quoi sert le dégoût? Chapitre deuxième, « Attraction et Répulsion »…

Culpabilité, à quoi tu sers? Chapitre II

Thérapie de la Culpabilité. Cabinet de Psychothérapie. 7 rue Pierre Haret, Paris 9. Apprivoiser sa culpabilité.
Cabinet de Psychothérapie. Au carrefour de Paris 8, Paris 9, Paris 17 et Paris 18.

CULPABILITE, Chapitre II

Entendons nous bien si je dis que la crise est « saine », c’est qu’elle manifeste de manière tout à fait normale, au début de la vie de l’enfant la contradiction entre ce que lui veux et ce que veux l’environnement. Ceci est inévitable quelque soit la qualité de l’éducation donné à son enfant. Et ceci restera valable pour l’adulte en grandissant, tant qu’il n’aura pas trouvé mieux pour faire face à ses équations contradictoires intérieurs, il traversera lui aussi des crises. Le problème n’est donc pas la crise elle même, ni le fait que, bien sur, il n’est pas possible d’adhérer immédiatement à tous les « je veux » de nos progénitures pas plus qu’à ceux de l’adulte. Le problème de la Culpabilité commence lorsque s’intercale dans le phénomène naturel de l’opposition et de la crise, les considérations morales jugeantes et dévalorisantes du bien et du mal, du « être gentil » ou être méchant » qui en langage inconscient humain sont intimement traduite par « être ou ne pas être « Aimer ».

Si par exemple j’interdis cette délicieuse glace à la vanille à mon fils de 4 ans par ce que nous sommes cinq minutes avant le repas de midi. Je fais un choix, par rapport à mes valeurs, quelques soient mes raisons qui pour moi semblent les plus évidentes et naturelles du monde, je fais le choix que se sera comme cela et pas autrement. J’impose donc ma vision des choses à mon enfant, ce qui je le répète, est plus ou moins inévitable dans l’éducation. D’ailleurs, j’ai moi même (comme adulte ancien enfant) eu à faire face à de tel moments d’imposition dans ma propre enfance où certaines règles ou valeurs m’ont été imposées selon des manières plus ou moins violente. Aujourd’hui à mon tour en position d’autorité, j’ai rejeté certaines de ces impositions qui ont confirmé pour moi leur aberrations et leur injustices, d’autres ce sont confirmées pour moi dans leur nécessité et justesse, et j’en répète bêtement certaines autres de manière in-questionnées car j’y ai adhéré à l’époque sans penser ou pouvoir, les remettre en question.

(A ce propos, les « crises » de nos enfants sont quelques fois aussi des occasions cachées de profondément remettre en question certaines de ces sacro-saintes valeurs jamais réellement et sérieusement remise en question).

Mais pour le moment présent je suis convaincu qu’un enfant ne doit pas manger une glace cinq minutes avant le repas, et si c’est ce que je pense être le plus juste, il va devoir faire avec. Ici commence la crise, car mon enfant à une tout autre vision de la situation et de son besoin le plus immédiat. Il fait donc une crise car au moment de maturité de sa courte vie c’est le seul moyen qu’il a de manière saine de gérer la contradiction dans laquelle cela, c’est à dire je, le met. De ma réaction dépends alors le niveau de potentiel résolution de cette contradiction et son devenir et développement progressif chez mon enfant, expérience après expérience. Je peux par exemple le laisser faire sa crise sans lui donner cette glace au final, en sécurisant le périmètre du mieux que je peux pour son bien être comme pour le mien. Ici l’apprentissage est autant pour le parent que pour l’enfant, car il n’est pas toujours facile de vivre la crise d’un enfant. Il apprend alors à faire face petit à petit aux contradictions dans lequel son contact avec les « règles » du monde adulte le confronte inévitablement tout en percevant de plus en plus clairement qu’il n’obtiendra pas toujours tout de suite ce qu’il veut. Mais il le fait en sécurité sentant que sa contradiction est normale et respectée (donc aimée) et non pas dévalorisée. Le travail de l’enfant est ici en parallèle avec celui du parent qui doit apprivoiser ses propres contradictions réactivées éventuellement par la crise de son enfant. Je viens de décrire la méthode qui me semble idéale que j’essaye de suivre moi même (pas toujours facile…).

Maintenant dans la même situation, je peux faire un autre choix et ne pas accepter la crise de mon enfant, autrement dit non seulement je lui impose mon point de vu (et pourquoi pas si cela me semble juste pour sa propre protection) mais par contre je souhaite en plus qu’il adhère sans résistance ( ce que l’on appelle l’obéissance) et donc je nie la contradiction dans laquelle il se retrouve naturellement entre ce qu’il ressent être son besoin et ce que je lui impose qui me semble juste à moi. Je nie le temps qui est logiquement nécessaire pour n’importe qui et à fortiori un enfant, pour qu’il puisse d’abords digérer sa crise et puis d’expérience en expérience percevoir et intégrer la valeur et le sens plus profond de cette règle que je lui impose. Ceci dans la supposition ou la dite règle à vraiment du sens, mais à un niveau qui n’est pas tout de suite accessible à l’enfant, donc à condition que cette règle ne soit pas un simple abus de pouvoir.

Si lors de cette crise, l’enfant manifeste son mécontentement et que je ne l’accepte pas, je manifeste en retour mon propre mécontentement de parent fasse à son mécontentement. Malheureusement cela signifie que je suis en miroir avec lui et que je ne sais pas mieux faire que lui face à la frustration qu’il n’adhère pas immédiatement avec l’évidente validité de ce qui me semble juste à moi. Et si je rajoute un commentaire désobligeant, jugeant et dévalorisant cela devient pour l’enfant inconsciemment un message de type… « cette crise qui manifeste en moi la contradiction intérieure dans laquelle je suis, est nulle et non avenue, elle fait de moi quelqu’un de non aimable, je devrait adhérer immédiatement et je ne devrait pas vivre ou exprimer cette contradiction » ce qui est un paradoxe inextricable au vu de la réalité du fonctionnement humain. La suite rentre alors dans la logique de ce que j’ai décrit au chapitre premier…

En résumé, la crise de l’enfant (souvent plus extériorisée) ou de l’adulte (souvent plus intériorisée) est une première réaction normale consécutive à la mise en face d’une contradiction intime entre un choix et un autre que nous n’arrivons pas à penser compatible. ( je ne peux pas en même temps, ne pas prêter mes jouets, et faire plaisir à mes parents…). Si j’obéis, j’écrase mon besoin premier (qui n’est pas moins légitime que celui de mes parents) et je suis donc en contradiction avec moi même. Et si je fais le choix d’honorer d’abords mon besoin personnel intime je reste dans une profonde contradiction. Cette contradiction voit s’opposer la valorisation que je viens de faire de mon besoin et la dévalorisation de ce choix par le système ambiant (règles, valeurs, parents…), système auxquels je suis étroitement lié donc encore très dépendant puisque cela m’affecte plus ou moins fortement dans ma vie quotidienne. Ce que l’on appelle la Culpabilité manifeste l’importance de cette contradiction et la dévalorisation associée aux paroles et comportements (voir brimade..) de désapprobation auxquelles on a dû faire face. La puissance de ces contradictions dévalorisantes répétées, amplifiées et intégrées grâce à une série d’expériences répétitives, conditionnera la cohérence et l’équilibre avec lesquels je ferais puis je vivrais les différents choix de mon existence.

à suivre… « Culpabilité, comment faire avec? » Chapitre III

P.A.M

La Culpabilité, à quoi ça sert? Chapitre I

Cabinet de Psychothérapie. 7 rue Pierre Haret, Paris 9. Psychologie de la Culpabilité.
Cabinet de Psychothérapie. Au carrefour de Paris 8, Paris 9, Paris 17 et Paris 18.

CULPABILITE !!! Une réalité qui hante nombre d’humains sur cette planète. Manifestation entêtante et persécutante de la Faute originelle? Punitions douloureuse céleste pour toutes nos erreurs ou nos divergences négatives? Ou encore angoissante persécution de nos entrailles pour manifester l’opprobre et la honte de tous nos vices cachés?

ABSOLUMENT PAS!!!!

Toute mon expérience de Thérapeute tend vers une conclusion qui n’a rien avoir du tout avec la sacro sainte faute, ou la punition de nos pêchers ou de nos « mauvaises » actions ou intentions.

Toutes les sensations corporelles que nous relions au sentiment de culpabilité sont purement et simplement une information dense du Soi inconscient qui nous informe sur l’existence d’une contradiction intérieure profonde dont les conséquences existentielles sont suffisamment importantes pour que notre corps et l’inconscient derrière, tentent par tous les moyens, même les plus désagréables, d’attirer notre attention dessus.

Bien sûr, tant que nous interprétons ses signaux « désagréables » de manière totalement conditionnée comme la résultante dune faute ou d’une punition, il est impossible d’en apprivoiser la « substantifique moelle ». Et si nous avons appris très tôt dans l’enfance à nourrir cette interprétation négative de nous même et de ce que notre corps nous dit, alors les sensations associées à ce que l’on appelle la culpabilité, peuvent quelque fois devenir insupportables.

Pourtant on peut comprendre plus facilement avec la douleur quand on se blesse physiquement, qu’il s’agit une information, désagréable peut être, mais absolument indispensable pour attirer notre attention sur un problème dont il va falloir prendre soin. C’est exactement la même chose dans le cas des sensations désagréables associées à la « culpabilité », sauf que sans décryptage et plusieurs siècles de bidonnages interprétatif social, culturel et religieux, il n’est plus possible d’entrevoir une interprétation qui soit respectueuse de soi-même.

Cette interprétation bien plus respectueuse de Soi, concernant les sensations de culpabilité, est la suivante…

Imaginons un petit enfant qui joue tranquillement au bac à sable, il ne souhaite pas prêter sa pelle ou son seau, quelques soient ses raisons, mais un de ses parent intervient en lui faisant comprendre que c’est « vilain » de ne pas partager et il lui demande donc de le faire voir même il l’oblige à le faire. Ici commence un débat intérieur et une contradiction qu’il est difficile à résoudre pour l’enfant. Equation qui s’aggrave avec le temps et le niveau de névrose du milieu ambiant…

L’équation intérieure est la suivante, je veux faire plaisir à mon papa ou ma maman car je ne veux pas qu’ils me considèrent comme « vilain » ou « méchant » ce qui en langage inconscient d’enfant se traduit par le pire des résultats, le pire des fantasmes… « ils vont cesser de m’aimer ». Et d’un autre coté, toutes mes tripes me disent que je ne veux pas prêter mes jouets. Peut être que je veux juste rester seul, tranquille ce jour là, ou à ce moment là, peut être que je perçois (comme nous le faisons tous adulte..) que cet autre enfant ne me revient pas et que je ne souhaite pas d’interaction particulière spécifiquement avec celui là, ou peut être tout simplement que je suis à un âge où délimiter et protéger mon « territoire » est instinctivement bien plus capital pour l’instant, que de répondre à une instance social de la politesse, du « politiquement correcte » de ma mère envers la fille de la voisine avec qui elle veut rester en bon termes, ou du système de valeur de mon père qui implique que partager c’est bien. (Ce qui ne veut pas dire que « partager » n’est pas aussi une bonne chose, c’est obliger à partager qui peut poser problème, puis faire peser une dévalorisation sur l’enfant qui veut suivre un autre choix que celui du parent…)

Me voilà donc avec un dilemme dont chaque choix peut avoir des conséquences désagréables, soit je pique une crise (probablement la réaction la plus saine..), soit je m’écrase et je fais ce que l’on me demande. La crise me permet d’assumer mon besoin profond mais me confronte au fait de déplaire à mes parents, et m’écraser, par définition écrase mon besoin premier mais m’assure l’appréciation positive de mes parents. Dans un cas comme dans l’autre le niveau d’intensité de la contradiction réglera le niveau d’intensité de ce que l’on appelle la culpabilité. Et ce niveau d’intensité dépendra directement de ce que je ressent du type de réaction de mon environnement. Plus la réaction est « difficile » et plus le phénomène prendra de l’ampleur avec le temps, la répétition et de manière variable selon les valeurs, les tabous et les souplesses ou rigidités de l’environnement familial, social, culturel ou religieux. Cette équation, et la manière dont on m’a aidé à la vivre, m’accompagnera tout au long de ma vie, ici commence le chemin de croix de la culpabilité qui se déclenchera chaque fois que dans cette vie je voudrais valider un besoin personnel qui ne serait pas en accord avec des valeurs, des règles ou des attentes qu’elles soient réelles, supposées, imaginaires, implicites ou explicites, qu’elles soient extérieures à moi ou intériorisées en moi…

A suivre… « Culpabilité, à quoi tu sers? Chapitre II

P.A.M

Les émotions entre Ombre et Lumière! Chapitre III

Expression des Emotions. Cabinet de Psychothérapie. 7 rue Pierre Haret, Paris 9. Psychothérapie des émotions.
Cabinet de Psychothérapie. Au carrefour de Paris 8, Paris 9, Paris 17 et Paris 18

Les Emotions, entre Libre Expression, et Passage à l’Acte

Un des obstacles principal à la libre expression des émotions est l’anticipation des conséquences. Typiquement, par exemple, je ressens de la colère, mais j’ai peur des conflits éventuels que son expression pourrait entraîner, ou bien j’anticipe que l’on me rejette ou que l’on ne m’aime plus si je manifeste mon agressivité, ou encore, je ne veux pas blesser l’autre… alors je refoule ma colère, je l’intériorise ou la retourne contre moi même et si je fais cela depuis l’enfance je peux même ne plus ressentir la colère car son refoulement est devenu un réflexe qui se manifeste instantanément (Ce raisonnement est valable avec toutes sortes d’émotions).

Autrement dit l’un des obstacle majeur qui se dresse entre moi et mes émotions est la représentation à laquelle, ou auxquelles j’associe cette émotion et son expression ou son passage à l’acte. Ainsi certaines personnes pensent: « Si j’écoute ma tristesse, je vais pleurer et si l’on me voit on va me juger comme un faible… si j’écoute ma sensation de dé-pression je vais tomber dans un trou sans fond dont je risque de ne jamais me relever, je ne pourrais plus affronter les difficultés de la vie… si j’écoute ma colère, je vais rougir ou me mettre à trembler et je peux finir par exploser, on me considérera comme quelqu’un qui n’a aucune maitrise etc…

Une fois que l’on a associé intérieurement le bébé et le bain, on a vite fait de jeter l’un avec l’autre. Ainsi en rejetant les conséquences éventuelles supposées liées à l’expression ou la mise en acte d’une émotion, on rejette en même temps sans faire le tri, l’émotion elle même. Pourquoi fait on cela? Parce-que dans notre modèle de société on ne sait plus séparer le simple ressenti de l’émotion, d’avec:

  • 1)les représentations négatives ou dévalorisées de sa simple expression dans le corps (larmes, tremblements, abattement, rougeurs, agitations, sueurs etc..) ou de son expression dans la parole (« je me sens en colère », « je sens de la tristesse » etc..)
  • 2) son passage dans un acte souvent dirigé vers quelqu’un (crier sur, taper sur, insulter quelqu’un, projeter ou rendre l’autre responsable de notre passage émotionnel etc…), ainsi que les jugements moraux qui en découlent (ce n’est pas bien, c’est mal).

Et si je pouvais exprimer librement dans mon corps et mes mots les émotions profondes qui m’habitent sans que je ne sois obligé d’en « faire » quoi que ce soi? Et si je m’apercevais du même coup, qu’exprimer « sans faire » entraîne de vraies actions intérieures et surtout un vrai entraînement à la gestion des émotions? C’est ainsi, que dans l’entraînement des sportifs de hauts niveaux on travaille par exemple la visualisation et la représentation imaginaire d’une future performance sportive pour préparer leurs corps et leurs circuits neuronaux. Sans « rien faire » juste en imaginant la situation, ils sont pourtant en train de préparer certains des circuits cérébraux impliqués dans la pratique physique réelle dont on s’est aperçu qu’ils sont les même que lors de la pratique imaginée. La préparation est du même ordre pour l’apprentissage des émotions, libérer et partager ses émotions hors de toute situation réelle, dans la sécurité de l’espace thérapeutique, sans d’autres buts que de vivre ses émotions en dehors des moments de réalités ou ils ont eu lieu la première fois, est l’entrainement dont vous avez besoin pour apprivoiser vos émotions.

Et si en plus de n’être obligé de rien (en faire) je pouvais exprimer mes sentiments en toute sécurité affective?

Et si non seulement je n’ai rien à en faire de spécial, mais qu’en plus je peux séparer mes émotions de mes jugements portés sur les actes éventuels (blesser quelqu’un par exemple..). C’est ce qui doit être possible en thérapie, car chez le psychothérapeute, loin des interactions réelles avec le travail, les amours ou la famille, il ne peut plus y avoir de conséquences réelles immédiates chez les personnes concernées par nos émotions. Et sans conséquences, sans passage à l’acte possible, sans retours des personnes concernées, les jugements négatifs que l’on craint ou que l’on porte sur soi même, non plus de fondements. Il ne reste que l’émotion pure ressentie dans son corps. Or, l’émotion seule, par exemple « je me sens en colère », n’a plus rien de négatif dans les actes, si elle ne se transforme pas en « je casse la figure à cette personne », « j’insulte cette personne »ou « je la blâme directement pour ma situation ». Et de même, si je peux vivre ma tristesse dans le partage avec un psychothérapeute qui ne me juge pas et qui au contraire accueille la beauté de mon émotion de l’instant, alors j’ai plus de chance encore d’apprivoiser tranquillement mes propres jugements négatifs, et petit à petit plus de possibilités encore d’arriver à les dissociés de mon vécu émotionnel pour m’autoriser à les vivre plus pleinement jusqu’au bout.

A venir… (Nos émotions entre ombres et lumières, « les ressentis du thérapeutes », Chapitre IV)

P.A.M

Angoisse, à quoi tu sers? Chap III

accompagner sa peur. Cabinet de Psychothérapie. 7 rue Pierre Haret, Paris 9. Psychothérapie de l'angoisse, gestion du stress
Cabinet de Psychothérapie. Au carrefour de Paris 8, Paris 9, Paris 17 et Paris 18.

Chapitre troisième, ou « Comment faire Avec votre Angoisse?« 

A un certain moment il faut considérer l’angoisse comme une alliée, qui détient une somme d’informations qu’elle cherche a nous délivrer, moins on veut l’écouter, plus on veut la fuir, et plus elle va se faire entendre, car les messages en question sont capitaux pour la conduite de notre existence. (Bien sur s’écouter est, pour beaucoup d’entre nous, quelque chose qui doit patiemment se réapprendre…). Du coup ce qui pourrait passer en douceur, si notre écoute de nous même, notre bienveillance pour nous même était au niveau adéquat, va devenir une sirène qui nous crie douloureusement dans le corps qu’il est temps de ne plus faire la sourde oreille….

Ecouter son angoisse c’est tout le contraire de la subir en espérant qu’elle se taise le plus vite possible. Mais pour écouter son angoisse deux conditions de base sont nécessaires…

  1. Un minimum de prise de conscience qu’il y a bien quelque chose à entendre derrière le bruit apparent. Ce qui implique la volonté d’aller explorer dans une attitude très différente beaucoup plus proche de la curiosité que de la peur, la fuite, la tétanie ou la lutte.
  2. un espace de sécurité suffisant (condition sine qua non!) pour pratiquer cette exploration dans les meilleurs des conditions possibles. Il faut pour cela un temps et un lieux où vous ne serez ni en danger, ni dérangé, ni jugé, ni en obligation d’action quelqu’elle soit. Si vous pouvez en plus partager en vous sentant sereinement accompagner vous avez alors la clef maitresse de ce qu’est une psychothérapie.

Le travail se fait alors comme une exploration spéléologique dans le partage, la parole et la descente de plus en plus profonde dans les sensations du corps, qu’elles que soient ces sensations même les plus désagréables. L’on revit en général de l’intérieur, assez facilement son angoisse rien qu’en évoquant à son esprit la ou les situations anxiogènes. La différence avec ce que l’on subit habituellement c’est qu’on le fait ici volontairement, loin de toute réalité factuelle anxiogène et sans qu’il n’y ait aucunes conséquences particulières autres que la possibilité d’apprivoiser tranquillement les sensations dans le corps. Quand je dis pas de conséquences particulières, cela implique que vous n’avez pas à supporter en plus, ce que ces crises peuvent habituellement entraîner dans la relation avec les autres. Ni leurs réactions de protection, ni leur incompréhensions, ni leurs peurs ou leurs violences réactionnelles, ni leurs indifférences, ni même vos tentatives éventuelles de cacher vos crises pour vous protéger ou les protéger de toutes ces conséquences réactionnelles.

Ensuite seule l’expérience peut vous aider à comprendre de l’intérieur les résultats et l’intéret de ce dispositif d’écoute thérapeutique. En effet, il n’est pas simple d’expliquer ce que l’on retire de ce type d’écoute et de partage dans son corps, car c’est un peu comme tenter de décrire le gout d’une pomme, le seul moyen de savoir c’est d’essayer. Dans notre cas c’est seulement essais  après essais, étape par étape que l’on va percevoir le changement progressif mais radical que cela peut entraîner..

Par cet apprentissage et quelques années de parcours personnel, (temps nécessaire à la maturation profonde de ma compréhension du phénomène), les monstrueuses boules de pétanque qui habitaient régulièrement le plexus de mon adolescence sont devenues de douces petites alertes qui sonnent aujourd’hui comme une sorte de chatouillis, qui se dissout définitivement dés que mon attention s’aiguise à leurs messages. Aussi incroyable que cela puisse paraitre cela peut véritablement devenir un jeu, une excitation et même un plaisir quand l’expérience ce propose à partir de cette disposition d’esprit.

Angoisse et Ouverture du Coeur!

Récemment j’ai même découvert en entrant plus profondément dans ces petites alertes d »angoisse », qu’elles se traversaient comme une porte et s’ouvrait non seulement sur un sentiment de plaisir, mais aussi potentiellement d’Amour avec un grand « A ». C’était une découverte surprenante, supérieure, profonde et déstabilisante après coup. Je n’ai connu cette ouverture du coeur par l’écoute de l’angoisse qu’une seule fois il y a un an environ et je perçoit bien que c’est encore pour moi une étape que je freine à franchir de nouveau. Car comme je l’ai dit cela est déstabilisant et surtout cela change tout… C’est donc une voie que j’ai encore besoin d’explorer, mais il s’agit clairement d’un voie royale et il se pourrait bien au final que ce que l’on appelle l’Angoisse soit en fait un puissant message contrarié, refoulé, interdit, rejeté, repoussé, d’Amour pour Soi, la quintessence même de l’Estime de Soi!

à relire… « Qu’est ce que l’angoisse » Chapitre I

P.A.M

A quoi sert l’Angoisse? Chapitre II

Cabinet de Psychothérapie. 7 rue Pierre Haret, Paris 9. Psychologie de l'angoisse, Psychothérapie de l'angoisse.
Cabinet de Psychothérapie. Au carrefour de Paris 8, Paris 9, Paris 17 et Paris 18.

Chapitre Deuxième
Comment traverser la « Crise » d’Angoisse?

L’angoisse, si on la fuit, si on la matte (avec des médicaments par exemple…), si on la refoule, ou même si on arrive momentanément à la calmer (avec de la relaxation ou un travail sur la respiration par exemple…); cette angoisse est susceptible de resurgir à n’importe quel moment de manière inopportune et déclenchée par des scénarios répétitifs souvent « irrationnels » comme ceux liés à la jalousie par exemple, ou encore liés à certaines phobies, de lieux, d’objets, de situations ou d’événements précis qui ne sont pas toujours possible à éviter. Quelques fois il est même impossible de relier les crises à quoique se soit d’apparemment déclencheur, ce qui nous laisse dans un désarroi et une non maîtrise encore plus totale.

C’est un peu comme si vous viviez en permanence sur une croute de glace qui menacerait de céder à la fois à tout instant, et en même temps par intermittence puisque la croute se reforme après la crise. En effet, les crises, quelque soit leur fulgurance et leur niveau de violence, finissent toujours par passer d’une manière ou d’une autre. Et même si l’on a l’impression que l’on va mourir ou que quelque chose de gravissime va arriver; si l’on ne fait pas de passage à l’acte dangereux pour soi même, l’angoisse elle même ne tue en générale personne et vous vous retrouvez toujours à chaque fois vivant à la sortie du tunnel.

C’est là que peut intervenir une autre manière de percevoir le phénomène de l’angoisse

Au moment ou la glace craque (quelque soit la raison apparente) et que votre pieds traverse cette couche froide pour s’enfoncer inexorablement dans un trou semblant être sans fond (sur le moment), vous glissez, et vous perdez l’équilibre en parallèle avec une peur grandissante pouvant aller vers une éventuelle panique. Pourtant c’est aussi un moment qui vous apprends quelque chose. Cela pourrait vous faire prendre conscience que si la crise est violente c’est aussi parceque vous marchez, même sans vous en apercevoir, en permanence et peut être depuis longtemps, sur une couche de glace et non pas sur une sol intérieur plus solide. Or quand le pieds traverse, c’est peut être donc aussi qu’il est à la recherche de ce sol plus solide qui existe quelque part un peu plus loin, un peu plus bas sous cette glace.

Ainsi si la crise vous amène momentanément et par intermittence à un niveau 10 sur l’échelle de l’anxiété, vous pouvez commencer à prendre conscience que cela veut aussi dire que vous êtes en permanence déjà à un niveau 2 ou 3 d’anxiété et de stress, comme un fond sonore invisible qui vous accompagne dans votre vie quotidienne, comme une habitude, tout au long de vos journées et même de vos nuits. Ce que je suis en train de dire c’est que lorsque l’on est sujet à des crises régulières d’angoisse, c’est aussi souvent que l’on a en permanence les pieds sur une couche intérieure glissante et instable éloignée d’un sol plus solide, de la terre ferme et stable. Et ce n’est pas la même chose de devoir faire face à une rafale de vent quand on repose sur un sol glissant (anxiété de départ et de base à +3 en permanence) que si l’on a les deux pieds ancrés sur un sol ferme (anxiété de départ normale à 0).

Cette perception des choses implique que chaque crise est à la fois une mise en évidence de cet état d’être anxieux de départ (que vous le perceviez ou non…) et en même temps une tentative maladroite de rechercher dans la détresse, à tâton dans le noir, ce sol intérieur solide qui existe quelque part sous cette couche de glace sur laquelle vous circulez dans votre vie. Si je pouvait traverser la crise plus sereinement non pas en luttant contre, mais en cherchant à l’apprivoiser, je pourrait alors laisser mon pied finir son voyage, toucher la terre ferme et décider alors que c’est au final exactement là ou j’ai envie d’être, non pas sur cette couche de glace dont je comprenait mal l’existence, mais sur ce sol intérieur plus ferme, plus accueillant que la crise peut me permettre d’explorer.

Le point culminant de ce que je vous expose ici, c’est que pour explorer et apprivoiser la crise d’angoisse et son potentiel d’apprentissage de Soi, il est nécessaire de pouvoir le faire dans un espace de sécurité qui, si il n’est pas encore présent pour vous (c’est ce que vivre sur une croute de glace veut dire…), peut être trouvé d’abords à l’extérieur, notamment dans un espace thérapeutique qui servira de base à cette exploration. Il s’agira alors de vivre sa crise d’angoisse avec toute l’insécurité qu’elle met brutalement en évidence, mais de la vivre dans un fauteuil en toute sécurité avec un accompagnement qui comprend et peut accueillir le phénomène pour permettre de le traverser et d’accueillir la destination intérieure plus stable qui vient avec cette traversée apprivoisée.

Nous verrons dans le prochain chapître comment cet accueil se fait dans le corps et dans le partage thérapeutique, et surtout vers quel bien être cela peut amener…

(à suivre… « a quoi sert l’angoisse » Chapitre III )

P.A.M

NB: Notez que je ne dis pas que les médicaments ou la relaxation, ou même le sport, ne sont pas utiles, ce sont des outils qui permettent de faire face momentanément. Mais quand ce qu’il y a derrière l’angoisse est trop important ces outils bien que complémentaires deviennent insuffisants à eux seuls.

Des Pères et Mères « il y en a partout »!

Des Enfants, des Pères et des Mères. Cabinet de Psychothérapie. 7 rue Pierre Haret, Paris 9.
Cabinet de Psychothérapie. Au carrefour de Paris 8, Paris 9, Paris 17 et Paris 18.

Comment ouvrir les yeux sur nos demandes intérieures, les valider par nous-même, et les ré-adresser aux bonnes personnes. Vers une autre et bien meilleur lecture de son Estime de Soi.

Des Pères et des Mères « Everywhere »!

Une des plus grande difficultés pour avancer par rapport à ses besoins existentiels profonds, c’est d’apprendre à lâcher prise sur les personnes supposées être celles qui devraient répondre à ces besoins. En l’occurrence pour résumer, Papa et Maman.

Bébé nous naissons à notre potentiel maximum de connexion avec l’environnement, tout en étant complètement démunis et absolument dépendants des adultes qui serviront d’intermédiaires entre le monde et nous. Le type d’accompagnement et d’écoute dont nous serons entourés aura une influence capitale sur notre développement existentiel.

Sur ce plan là, aussi blessés que certains ont pu l’être par leur enfance ou leur adolescence, la référence à une enfance parfaite est illusoire, tout le monde porte un karma d’histoire, qu’elle soit personnelle ou trans-générationelle, qui n’est jamais faite uniquement d’empathie, de bienveillance et d’accompagnement créatif, loin s’en faut. A ce sujet là, l’histoire de l’éducation des enfants, du Moyen Age jusqu’à nos jours est édifiante, être à l’écoute des besoins des enfants est une invention très récente dans l’histoire des l’hommes…

Que se passe t-il alors, lorsqu’un enfant (consciemment ou non…) ne se sent pas écouté ni accompagné dans un besoin existentiel profond? Il arrive le plus souvent, que l’enfant en déduise, que si cette écoute ou cet accompagnement n’arrive pas, c’est que ce qu’il demande, ce dont il a besoin, n’est pas valide, n’est pas légitime, n’a pas d’intérêt, est quelque chose qu’on doit maintenir sous silence, interdit, tabou, voir même dangereux pour les adultes qui l’entourent. Quelque soit l’accompagnement, maladroit, inexistant, méprisant, humiliant, violent, pervers, punisseur, la conclusion reste la même, pour « survivre », « faire plaisir », « ne pas déranger », « être aimer » etc… mieux vaut peut être faire disparaitre, modifier, camoufler, refouler ce besoin qui sera donc désormais tatouer du sceaux de la dévalorisation, de la disqualification, de l’illégitime, d’honteux, de dégoutant, d’inexistant, ou encore indécent etc…

Le problème, c’est que lorsqu’il s’agit d’un besoin existentiellement capital pour l’enfant, cela se résume à continuer à vivre en niant une partie essentielle de soi même. Il arrive que l’on puisse vivre des années sans en avoir conscience car c’est devenu une normalité pour nous même, mais les conséquences finissent toujours par s’exprimer tôt ou tard sous la forme de symptômes dont il n’est pas toujours facile d’identifier l’origine. Certains de ces symptômes non « résolus » du vivant de la personne, seront tout simplement passés à la génération suivante: « Bonne chance mon fils, bonne chance ma fille »…

Le premier traumatisme est celui de ne pas trouver l’accompagnement adéquat à la bonne évolution de son besoin, le second traumatisme plus grave encore est celui de rejeter soi même son propre besoin ou de le vivre dans la difficulté en intégrant l’absence d’accompagnement comme une conclusion normale de son problème. Je ne peux pas l’avoir, donc je ne l’aurais jamais et si cela me remonte à la gorge je continuerai à l’adresser aux même personnes, ou au même type de personnes, qui restent dans l’impossibilité de me le donner, me condamnant moi même à une perpétuelle insatisfaction.

Voilà donc la vraie impasse, on refoule en général nos besoins en même temps que l’absence de réponse à ses besoins, et on en reste souvent bloqué là, dans le renoncement ou la perpétuelle déception. C’est comme jeter le bébé avec l’eau du bain si j’ose dire!

Pourtant le problème n’est pas le besoin intime profond qui m’habite depuis l’enfance, le problème vient, de savoir à qui l’adresser. La plupart du temps, même quand je renonce à mes propres parents, je continue à faire mes demandes souvent à des personnes que je choisi inconsciemment pour qu’elles soient elles aussi, comme mes parents, dans l’incapacité d’y répondre (un autre membre de ma famille (frères et soeurs par ex…) mon conjoint ou ma conjointe, ou encore mon boss, mon prof, mon docteur, ou n’importe qu’elle figure d’autorité etc…).

L’échec vient que secrètement, je les choisis avec l’idée sous jacente que la validation de mon besoin viendra de l’extérieur, et que se sera quand et seulement quand on me le donnera que je me sentirai enfin compris, légitime et satisfait. « Wrong Number!!! », cette idée (souvent non dite…) à elle seule suffit pour que l’adresse soit toujours la mauvaise, et que le colis vous revienne dans la figure.

En effet, si vous voulez du pain, et que vous vous accrochez désespérément à l’idée que c’est votre boucher qui doit vous le donner, vous risquez de régulières déconvenues… Si vous vous adressez à la mauvaise personne (ou toujours le même type de personne, »et si je demandait au charcutier pour changer… ») c’est parce que dés le départ vous aviez intégré sans le savoir que vous n’aurez pas ce que vous voudrez ce qui nourrira encore plus votre rancoeur envers le pauvre boucher qui vous répète depuis si longtemps qu’il n’en a pas pour vous. Vous êtes alors condamné(ée) à rejouer des scénarios fermés et répétitifs. Et qu’elle dommage si en plus vous finissez par renoncer à votre besoin de pain (je n’adresserai plus jamais de demande à personne, c’est trop décevant, trop douloureux, toujours le même scénarios, la même fin qui se répète..).

Comment faire sans les Pères et Mères de notre naissance.

Les choses commenceront à changer le jour ou vous réaliserez que votre demande est légitime que vous ne souhaitez pas y renoncer que ce n’est tout simplement pas la bonne adresse. Il ne vous restera plus qu’à vous mettre enfin en quête d’une boulangerie à laquelle porter votre demande de pain. Dans cet exemple, ce n’est pas le boulanger qui validera votre besoin de pain, c’est vous même, il s’en suit un processus actif, vous trouverez du pain parce que vous n’attendez plus qu’on vous l’autorise et parce que vous allez le chercher au bon endroit. Identifier « le bon endroit » est affaire de processus, de temps et de reconstruction de l’Ecoute et de l’Estime de Soi.

Avec l’expérience, votre estime de vous-même grandissante, vous pouvez même apprendre à vous adresser à de meilleurs boulangeries…

Notre problème devient donc:

1) Identifier mes besoin existentiels profonds insatisfaits

2) Apprendre à les re-qualifier, les re-valoriser comme normaux et essentiels à notre bon développement futur. C’est à dire prendre plus intimement conscience que les êtres humains qui étaient censés le faire, n’ont pas pu, non pas parce que cela ne valait rien, ou que « Je » ne valait rien, mais parce qu’ils avaient eux même leurs casseroles, leurs histoires d’enfance, leurs handicaps émotionnels, leurs peurs et autres points aveugles et tabous tatoués dans la chair de leur propre éducation sociale, culturelle, religieuse etc…

3) Apprendre, en même temps que la confiance en Soi, à mieux écouter, définir, et mieux adresser, ses besoins, aux bonnes personnes, c’est à dire dans le bon cadre et sous la bonne forme, pour que la chance de succès augmente petit à petit et que les cercles vicieux de la déception se transforme en cercle vertueux de la réussite relationnelle.

Et là, bien sûr la première personne à qui adresser votre besoin, c’est vous même!!!

Le jour où vous vous valider enfin par l’écoute et l’attention que vous vous portez à vous même (Cf Qu’est ce que l’Enfant Intérieur?), et que dans le même temps vous lâcher réellement prise sur l’idée que vos parents sont les seuls responsables et donc les seuls à pouvoir réparer, alors seulement vous pouvez commencer à découvrir que vous pouvez trouver des Mères et des Pères partout autour de vous! En effet, il suffit d’ouvrir les yeux pour trouver des personnes vers lesquels il est au moins partiellement possible d’adresser sa demande. Cela peut être n’importe qui, certaines de ces personnes auront à coeur de vous accompagner sur certains aspects de vos besoins, et d’autres personnes vous accompagneront sur d’autres aspects, l’important est de ne rien forcer, les demandes se font naturellement au fur et à mesure où l’on sent que la nature de la relation le permet et dans le respect de ce que chacun est vraiment prêt à mettre dans cette relation d’échange. Dans cette configuration et seulement dans cette configuration tout le monde peut y trouver son compte, il peut être aussi gratifiant d’être accompagner que d’être celui qui accompagne.

Nous sommes tous les jours entourés de gens de tous âges qui peuvent, même momentanément, jouer un rôle parental sans que la personne ne devienne réellement un père ou une mère, juste quelqu’un qui s’intéresse, ou se sent pour quelque minutes impliquer dans votre problématique. N’importe qu’elle rencontre de qualité peut jouer ce rôle dans notre vie, et si ils ne sont plus limités à papa et maman, alors les possibilité deviennent infinies…

Alors ouvrez les yeux, ouvrez votre coeur d’abords à vous même, et les « bonnes » personnes deviendront beaucoup plus évidentes dans votre regard renouvelé…

P.A.M